Eden, A New Beginning


 
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 Hidden behind the trees [Svenn]

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Vanille Cooper

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MessageSujet: Hidden behind the trees [Svenn]   Lun 28 Juil - 21:49

Se rendre utile. C'est la tâche-même qui dérangeait Vanille en ce moment-là. Alors qu'il y avait beaucoup à faire sur le campement, c'est précisément le moment que la petite blonde avait choisi pour s'éclipser, profitant du fait que personne ne réaliserait qu'elle s'était une fois de plus éclipsée. Généralement, ceux qui le réalisaient ne passaient pas de commentaires, sachant que les renégats n'avaient principalement rien à faire des autres (la petite nouvelle encore pire) et que si elle n'était pas là, elle serait rapidement oubliée. Ainsi donc elle était partie, ne demandant pas plus que d'avoir la paix et se dirigea loin du désert chaud dont l'ambiance était pourtant glaciale, et partit à la recherche d'un petit coin tranquille où on ne la dérangerait pas. À l'habitude, elle n'avait d'ailleurs pas trop de problèmes avec ça, on ne venait pas la trouver et si on le faisait, c'était simplement par hasard et elle était alors forcée de s'éclipser et de se trouver un nouveau coin tranquille car lutter pour garder sa place n'était pas forcément son truc.
Sa place privilégiée était ces temps-ci la forêt, car elle n'aimait plus la plage, et qu'elle n'avait jamais apprécié les grottes. Elle s'installait sous un arbre, au coeur de celle-ci, sans jamais craindre de ne pas retrouver son chemin. Après tout, il y avait pire que de ne jamais regagner le campement. Il y avait le fait d'y retourner chaque soir. Elle s'installait donc toujours et y restait des heures, observant les alentours. Elle chassait parfois toute seule pour ses repas, mais elle n'aimait pas particulièrement manger et la viande la répugnait. Alors elle chassait souvent pour le plaisir de le faire, mais jamais à découvert. Pas question que les autres découvrent qu'elle savait chasser.

Ce jour-là elle était à nouveau partie, ne voulant pas mettre sa main à la pâte et de toute façon elle doutait très fort qu'on aurait voulu de son aide. Elle était partie dans la forêt une fois de plus, cherchant à avoir un peu de paix. Après tout, qui irait l'embêter dans la forêt? On ne se rendait que très rarement au plus profond, là où elle allait, puisqu'en général les gens avaient de la difficulté à revenir de là où ils venaient. Et elle-même parfois se perdait et revenait à la tombée de la nuit sans avoir avalé quoi que ce soit. Oh, bien sûr elle avait pensé à dormir en forêt, mais elle était bien trop trouillarde pour le faire. À la simple idée de ce qui pouvait sortir la nuit de la forêt, il lui arrivait de rebrousser chemin.
Elle marchait donc dans le sentier improvisé qu'elle s'était fait avec le temps qu'elle y venait et regardait autour d'elle, toujours sur ses gardes. On ne savait jamais, on pourrait peut-être éventuellement rencontrer des humains (non renégats : pire) et elle n'avait pas envie de se faire massacrer. Elle gardait sur elle le couteau qui lui servait de protection depuis son arrivée parmis les renégats et guettait lorsqu'elle manqua de foncer dans un arbre par son manque d'attention au sentier. Elle dût regarder un instant autour d'elle pour réaliser qu'elle était perdue. Vanille poussa un soupire agacé et se dit que de toute façon, elle n'allait pas chercher les lieux toute la journe et s'assit sur un arbre qui devait avoir tombé à cause de la foudre. Elle se mordilla la lèvre inférieure et se tortilla une mèche de cheveux entre les doigts, regardant autour d'elle. Maintenant, il fallait tenter de deviner où elle était. Tendu pour une fille qui n'avait jamais vraiment appris à s'orienter et qui passait son temps à se perdre. Elle entendit des craquements sur le sol, signe que quelqu'un marchait sur des branches mortes. Quelqu'un? Était-ce possible que quelqu'un vienne?

Elle se leva prestement sans penser une seconde que la personne qui s'approchait (si c'était quelqu'un) pouvait être quelqu'un qui ne serait pas particulièrement gentil. Pour tout dire, elle s'en moquait. Elle se précipita d'où venait le bruit et freina son pas lorsqu'elle pu apercevoir qui c'était. Se cachant derrière un arbre et se mettant en position acroupie, elle observa le renégat (parce qu'elle avait eu un peu de chance, il fallait l'avouer) . Qu'est-ce que Svenn faisait ici? Elle ne savait pas, n'en saurait certainement rien d'ailleurs, se trouvant d'abord toujours dans l'incapacité d'aligner plus de deux phrases en sa présence et ensuite parce qu'elle devait s'éclipser à tout prix avant qu'il ne la remarque. Elle se leva lentement, faisant attention à ne pas se faire remarquer et se cogna la tête sur une branche plutôt solide, celle-ci lui faisant pousser un cri de surprise et de douleur suraïgu ainsi qu'une suite de jurrons. Elle se retrouva bien rapidement donc à découvert et son visage prit une teinte écarlate lorsqu'elle le regarda en face. Bégayant, maladroite, elle murmura :


"Salut Svenn... Je..J'ai pensé que tu étais...Un ours."

Elle réalisa ce qu'elle venait de dire et se prit la tête entre les mains, regardant le sol en se demandant ce qu'il penserait. Premièrement parce qu'elle avait cru qu'il était un animal sauvage et ensuite parce qu'elle l'avait appelé par son prénom et que théoriquement, elle n'était pas certaine de savoir si elle était en mesure d'avoir le droit de connaître son prénom et de l'appeller par son prénom. Deux trucs stupides en un coup, ça lui faisait une bonne moyenne.
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Svenn Bjornson
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MessageSujet: Re: Hidden behind the trees [Svenn]   Mar 29 Juil - 0:45

" C'est quoi c't'histoire ? Tu m'fais marcher là ? Hey, tu m'as dis que y'aurait pas de problème, alors tu me fileraS ma dose comme d'habitude avant la fin de la journée.

- Sinon quoi Svenn ? répliqua Marshall. Le stock s'épuise, ça devient difficile de s'en procurer. Ce n'est pas moi qui le gère, si t'as une réclamation, tu remontes à la source. Pour ce soir, je peux rien faire pour toi. Je peux pas te filer plus que ce que je viens de te donner.

- Le stock s'épuise ? lui demanda t-il avec mépris. Ca t'as jamais posé problème avant. A quoi tu joues là ? Tu te fais ta petite réserve perso c'est ça ?

Sentant la colère s'éprendre de lui, Svenn ne put s'empêcher de bousculer celui qui lui faisait face. Marshall semblait faillir à sa promesse qui à l'ordre du jour était plus un deal qu'autre chose et par conséquent le ton monta. D'autant plus qu'il s'était mis en tête que son interlocuteur lui dérobait son bien. Le norvégien savait pertinement que s'il n'avait pas sa deuxième dose avant ce soir l'état de manque se ferait rapidement ressentir et il était prêt à tout pour ne pas avoir à y être confronté. S'en prendre à l'homme qui l'avait pris sous sa coupe s'avérait donc être une option bien qu'elle ne serait qu'un simple et inutile défouloir. Mécontent de voir son disciple se rebeller, Sheppard répliqua avec quelques doses de violence supplémentaires et le projeta sur le sol sans la moindre retenue.

- Hey gamin, t'avises pas de me retoucher compris ? J'en ai rien à foutre de ta putain de drogue ! Faut que t'arrêtes de délirer.

Celui ci tourna les talons tout en lâchant d'une voix à peine audible :

- Sale camé.

- Vas t'faire foutre Marshall ! J'ai pas b'soin d'toi !

Sheppard fit volte face et revînt à la hauteur du norvégien qui commençait fortement à lui tapper sur le système. Sensiblement très irrité, son attitude devînt presque menaçante :

- Tu te fous de moi là ?

Conscient qu'il avait laissé son impulsivité prendre le dessus, Svenn se contenta de soutenir son regard bien inccapable de déballer la moindre réplique. En réalité, Marshall lui était indispensable. Ne sachant pas où s'approvisioner, le jeune homme n'avait guère d'autre choix que de se reposer sur lui. Pour sûr, il n'était qu'une marionette entre ses doigts de fin stratège. Sheppard se servait de son addiction pour le faire plier à ses quatre volontés. Tant qu'il avait sa came, Svenn se comportait en chien fidèle. Persuadé de lui rendre la pareille, le norvégien se faisait donc aveugle et docile malgré quelques réticences. En bon manipulateur, Marshall le menaça :

- Ok, si tu le prends comme ça, je vais aller dans ton sens. T'as pas besoin de moi, je me taille. Démerde toi pour trouver ta came.

Sur ces paroles, Marshall s'éloigna, contraignant le jeune homme à réagir. Le renégat se releva avec précipitation et haussa la voix afin que celle ci puisse atteindre les oreilles de Sheppard :

- Non mais Marshall le prend pas comme ça, j'le pensais pas ! Merde mec, te braques pas quoi !

- Ta gueule Svenn, trouve toi un autre fournisseur ! Y'en a marre d'être pris pour un con !

- Et merde ! ...

* * *

Une petite heure plus tard, une âme solitaire déambulait dans la pénombre de la forêt. Une jeune fille qui fréquentait son gang des années auparavant lui répétait toujours qu'il n'y avait pas meilleur remède que la marche pour évacuer la pression. En bon camarade à l'écoute du moindre conseil, le norvégien s'en était allé à la quête de la sérénité. Bon camarade ? L'ai-je réellement qualifié comme tel ? Non, en réalité le renégat n'était pas adepte de la sociabilité et suite à ce petit accrochage le besoin de se mettre à l'écart s'était de nouveau manifesté. Il essayait au mieux de refouler la mauvaise nouvelle et balayait donc les lieux d'un regard forçé, s'obligeant à s'y intéressé. Certains contaient les bien faits de la vertueuse Dame Nature, c'était le moment de leur donner raison ( ou non ). Une chose était cependant plus que certaine, la verdure était enclin à l'apaisement de soit. Loin de tout chahut, il était fort simple de se projeter dans un monde qui n'était pas le sien. Le norvégien profita de ce fugace moment de pleine liberté accompagnée d'une tranquilité que l'on ne semblait pouvoir perturbée.

Seulement, les apparences sont trompeuses...Quelques craquements vînrent le troubler. Armé, il dégaina sa seule défense d'un geste précipité avant de balayé les lieux d'un regard avisé. Un léger bruit sourd précédé d'onces de vulgarité lui firent ranger son revolver. Il s'agissait d'un voix fluette. Svenn ne faisait pas ami-ami avec le machisme mais le fait de savoir qu'il avait à faire une femme eu le don de le mettre en confiance. Le renégat fit quelques pas et se retrouva nez à nez avec une adolescente descendante de boucles d'or. Son visage lui était vaguement famillier mais il lui était bien impossible d'y associer un nom quelconque. Cependant, il n'en était pas de même pour cette jeune fille. Visiblement gênée par sa présence, elle parvînt tant bien que mal à lui souffler son prénom avant de lui avouer qu'elle l'avait pris pour un ours. Charmante comme comparaison ! On avait entendu mieux...Etait-il donc si bruyant que ça ? Pas vraiment lui même, il ne pût se résoudre à lui dévoiler son côté " tendre agneau " :

-Fais gaffe à ta peau la belle, c'est peut-être bien le cas.

Il la déshabilla du regard avec insistance, désireux de mettre un prénom sur ce joli visage. Il n'y avait rien à faire. Il ne la connaissait pas :

- Et toi t'es qui ? Le petit chapperon rouge ? Ah non merde, je m'goure d'histoire. Non, en faite c'est la bonne histoire mais pas l'bon animal. Ouais c'est ça...c'est un loup en faite. déballa t-il tout en reflexionant avec intensité. Ca a de l'importance tu crois ? Parceque qu'ce soit l'un ou l'autre tu termines quand même par t'faire bouffer non...

* * *
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Vanille Cooper

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MessageSujet: Re: Hidden behind the trees [Svenn]   Mar 29 Juil - 7:51

La réponse à ses mots la firent trembler de peur parce qu'elle ne savait pas s'il faisait de l'humour ou bien il était sérieux. Est-ce qu'il lui faisait des menaces? Vanille eut un frisson qui lui parcouru l'échine. Peut-être qu'elle se faisait des illusions à propos de Svenn. Peut-être qu'il n'était pas si bien qu'elle l'imaginait. Peut-être qu'il était comme les autres, qu'en fait, il était méchant et risquait de lui vouloir du mal si elle tentait de s'approcher de lui. Non, il valait mieux rester à l'écart. Ne pas s'approcher trop pour voir ce qu'il en était. Elle leva les yeux un seul instant. Celui qui était de trop sans doute, puisqu'elle réalisait alors qu'il la reluquait de manière pas très catholique, du moins à ce qu'elle crut comprendre car ce genre de regards portés à son égard étaient encore particuliers. En fait, elle était toujours incertaine de ce que voulaient dire les regards insistants que l'on portait parfois sur elle. Enfin. C'était peu important. Du moins à l'instant, car il s'agissait de Svenn et la phrase qui avait accompagné ses regards avait été plus qu'inquiétante. Ils ne s'étaient jamais parlé pour de vrai, ou du moins pas à son souvenir, et elle ne voyait pas pourquoi il agissait comme ça avec elle. Elle ne lui avait rien fait, pourtant. Et lui agissait comme si elle avait été méchante avec lui. Vanille avait reporté son regard vers le sol et tortillait toujours nerveusement la mèche blonde bouclée autour de son index de la main droite, tremblant parfois fébrilement lorsqu'il s'avançait vers elle un peu trop.

Il lui demanda qui elle était avant de reprendre de plus belle son monologue. Elle restait muette, comme à son habitude, ne trouvant de toute façon rien à dire pour se défendre. Il lui dit qu'elle était le petit chaperon rouge, mais qu'il n'était alors pas un ours, prétendant que de toute façon, la fin était la même : elle finirait dévorée. À la fin de sa phrase elle frissonna. Quoi? Il allait la tuer? Craintive, elle recula en tentant qu'il ne le remarque pas, juste assez pour pouvoir prendre la fuite en cas de problème. Pourtant elle ne comprenait pas ce qu'il voulait dire. Après tout, ce n'était pas parce qu'ils s'étaient croisés qu'il devait la tuer... À moins qu'il ne veuille autre chose. Elle paniqua et se força à garder son regard cloué au sol, son bras droit se détachant finalement de ses cheveux pour se poser sur le petit étui accroché à son vieux jeans troué. Elle se tenait prête à toute éventualité, sauf peut-être celle d'attaquer Svenn. Après tout, elle se doutait qu'elle serait incapable de se défendre face à lui. Pas parce qu'il était puissant ou qu'elle était faible, mais plutôt à cause de cette étrange attirance qu'elle avait pour lui. Il ne fallait pourtant pas la ressentir, mais elle n'avait aucun contrôle sur ce qu'elle ressentait sur le renégat norvégien. Vanille fronça les sourcils et leva les yeux. Elle devait lui faire face et ses traits qui semblaient vouloir se faire durs s'adoucirent automatiquement lorsque son regard croisa le sien durant moins qu'une seconde, mais c'était juste assez longtemps pour la faire faiblir. La jeune fille en oublia ce qu'elle allait lui dire pour sortir une phrase tout simplement dépourvue d'intelligence, assez naïve pour tout dire et qui n'aiderait certainement pas à sauver son cas.


"Le petit chaperon rouge il se fait pas manger, il y a le bucheron qui vient l'aider à la fin de l'histoire."

Elle réalisa rapidement ses paroles et se sentit soudainement aussi stupide qu'au commencement, sinon plus. C'était pire que tout, car elle se voyait maintenant très mal s'éclipser. Si elle le faisait, elle se ferait critiquer en rentrant au campement car il n'oublierait probablement pas de le mentionner aux autres renégats car elle commençait à croire qu'il était malheureusement comme eux. Ses illusions sur le fait qu'il était calme et ne ferait jamais mal à qui que ce soit s'envolaient à présent peu à peu. Il était peut-être un renégat à part entière, vinalement, et la simple idée qu'il pourrait lui faire du mal lui mit un peu de plomb dans la tête. Oui, elle venait d'avoir l'air ridicule et s'éclipser serait simplement lui donner l'air encore plus idiot, mais rester était littéralement dangereux maintenant. Elle se mordilla la lèvre inférieure et regarda à nouveau furtivement Svenn. Prenant la parole en tentant de se donner un air courageux, elle avait pourtant l'air inquiète, sur la défensive.

"Je crois que je vais te laisser tranquille. J'vais aller ailleurs, tu peux rester dans cette zone-ci...Enfin je t'y oblige pas... Je vais te laisser tranquille, j'ai pas envie d'avoir d'ennuis."

Elle allait lui tourner le dos quand quelque chose l'en empêchait. Ç'aurait été fatal que de le faire, elle le savait trop bien maintenant qu'elle faisait parti des renégats. Il fallait qu'elle parte en lui faisant face où bien elle devrait rester. Elle n'allait tout de même pas partir en reculant, sachant qu'elle aurait l'air parfaitement ridicule sinon. Et de toute façon, il fallait avouer qu'elle était trop fascinée par lui pour partir. Masochiste? Probablement aussi mais c'était surtout sa naïveté qui faisait qu'elle restait toujours là, plantée sur place comme une idiote alors que les secondes s'écoulaient. Elle finit par changer totalement d'attitude, fronçant à nouveau les sourcils, et regarda d'un air qui se voulait presque normal, Svenn, quoique légèrement rouge lorsqu'elle croisa son regard elle tenta de garder son sérieux. D'une voix enfantine, cherchant finalement à le provoquer un peu et à jouer avec le feu, Vanille prit la parole.

"Ah et au fait, le petit chaperon rouge, elle s'appelle Vanille et c'est pas parce qu'elle a un prénom de nourriture que ça la rend commestible...En fait je pense que je vaux pas trop la peine d'être mangée. Donc maintenant si tu veux je vais te laisser tranquille et aller ailleurs me trouver un coin pour être tranquille. J'aurais pas envie de t'ennuyer trop longtemps, surtout que l'ours ou le loup semble d'humeur plutôt massacrante cet après-midi."

Elle prit une chance énorme alors et pivota, se dirigeant plus loin en lui tournant le dos, s'enfonçant plus profondément dans la forêt, ne sachant pas vraiment où elle s'en allait. Elle y était peut-être allée un peu fort dans ses derniers mots et peut-être aurait-elle dû se taire au lieu de le provoquer, mais ça avait été plus fort qu'elle. Et dans un sens, peut-être qu'il ne prendrait pas les choses trop mal et qu'elle apprendrait à le connaître. Peut-être qu'ils se rapprocheraient et plus encore. Oui, bon, elle pouvait toujours rêver si elle voulait, il était illogique que Svenn ressente une parcelle de ce qu'elle pouvait ressentir pour lui. En fait, il était impossible que n'importe qui ressente ce qu'elle ressentait. Parce que lui ne connaissait bien entendu pas son existance mais elle vivait ce que l'on pourrait probablement appeler son premier amour d'adolescence. Et peut-être qu'en se faisant des illusions et en tentant de se rapprocher, ce serait beaucoup plus que son coeur qui en serait brisé. En effet, si elle avait en tête une image d'un Svenn doux et gentil comme un agneau (pas avec elle évidemment), peut-être se trompait-elle sur toute la ligne aussi et était-il dangereux et méchant et violent. En bref, elle ne pouvait qu'attendre de voir sa réaction par la suite.
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Svenn Bjornson
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MessageSujet: Re: Hidden behind the trees [Svenn]   Mar 29 Juil - 15:09

La demoiselle était jeune et paraissait donc sans grandes défenses. Pour sûr, elle pouvait être dotée de quelques capacités mais pour Svenn, la jeunesse rimait avec inexpérience. Ne comprenant pas réellement les paroles délirantes de son interlocuteur, elle se crut menaçée et ne semblait pas connaître la réaction à adopter. D'ailleurs, il n'y avait rien à comprendre. Les mots que Svenn déposait les uns à la suite des autres se retrouvaient parfois sans grandes significations. Du moins, pour ceux à qui ils étaient destinés. Puis en reflexionant, il n'était même pas certain que ce monologue soit dirigé vers la jeune fille. Il était sûrement le résultat d'un des nombreux délires du Norvégien. De ce fait, elle ne pouvait pas vraiment faire face à moins bien sûr d'entrer dans son jeu. Et encore...Comment se livrer à un jeu dont ne connaissait pas les règles ?

Nerveuse, elle ne cessait de balayer son regard de haut en bas, l'attitude parfois tremblotante. Gagnée par le doute et l'incompréhension, elle hésita longuement. Si Svenn avait été en mesure de capter ses signaux de détresse, il lui aurait sûrement assuré ne pas représenter le moindre danger. Certes le jeune homme portait l'étiquette renégat mais ses agissements ne faisait pas de lui ce qu'il était censé être. Sous la botte de Marshall il fut bien souvent contraint de se hisser dans la peau du grand méchant loup mais toujours avec cette même appréhension précédée d'un fleuve de regrets. Svenn n'était pas un monstre qui se plaisait à ravager les derniers vestiges de son monde à tout va. Il n'était qu'un mouton parmis tant d'autres, égaré au beau milieu d'un troupeau désorienté guidé par une main de maître. Il était balloté entre l'envie de devenir celui qu'il avait toujours voulut être et cette satanée dépendance qui faisait de lui un bien médiocre pantin. La vie n'était qu'une succession de choix qu'il ne parvenait à faire de lui même. Ou qu'il ne voulait pas.

Suite à ce moment de malaise, la demoiselle finit par lui offrir une réplique. " Le petit chaperon était secouru par le courageux bûcheron ". Cette histoire était tout bônnement riddicule. Comment un loup aurait-il bien put avaler deux personnages aussi grands que lui avec autant de facilité qu'un boa gobant un oeuf de moineau ? Et pire, comment cette fillette avait-elle put être assez débile pour confondre l'espace d'un instant fugace un canidé avec sa grand-mère ? Puis aux dernières nouvelles, un loup, ça ne parlait pas ? Et le héro de l'histoire qui parvînt à retirer ces deux âmes innocentes de l'estomac du prédateur...Svenn en roula les yeux. La demoiselle se faisait aussi naïve que que le petit chaperon rouge. Il n'y avait pas de preux chevaliers parés à voler au secours d'une gente dame en détresse. Ce serait encore croire au père noël que de penser le moindre instant à un tel scénario.

Se mordillant les lèvres, la renégate termina par prendre une décision qu'elle considérait sûrement comme étant plus sage. Tel le norvégien confrontré à une situation quelque peu pénible, elle opta pour la fuite. Cherchant encore ses mots lorsqu'elle s'exprimait, elle laissa éclater au grand jour toute sa confusion. Elle lui assurait ne pas vouloir d'ennuis et désireuse de lui redonner sa pleine tranquilité. Elle insista sur le fait de ne l'obliger en rien à faire quoi que ce soit comme si sembler le diriger pouvait lui être néfaste. Des ennuis ? Voilà un mot qui interpella notre jeune norvégien. Svenn n'était pas du genre enmerdeur, loin de lui l'idée de lui créer du souci. Il ne fallait pas prêter attention à ses dires insignifiants.

Les femmes étant connues pour être lunatiques, la renégate changeait d'avis comme de chemise. Svenn ne savait pas ce qui lui passait par la tête et se contenta de prendre ce revirement de situation comme une conséquence de son hésitation. Ne savait-elle donc pas faire un choix et ensuite l'assumer comme il se doit ? Si tel était le cas, le renégat n'avait rien à dire, ce serait l'hôpital qui se fout de la charité. Quoi qu'il en soit, cette jeune fille tantôt décidée à quitter les lieux lui fit volte face et lui déballa le fond de sa pensée. La blondinette visiblement appeurée venait de se hisser dans la peau d'une révolutionnaire déterminée. Le fait que Svenn pouvait lui arracher la jugulaire à tout instant venait-il d'abandonner son esprit ? A moins qu'elle ne soit un tantinet suicidaire. Ou tout simplement inconsciente. Peut-être même les deux qui sait...

La demoiselle prit son courage à deux mains et lui tourna les talons avant de s'éloigner avec franchise dans la pénombre de quelques grands chênes. Amusé par la situation, Svenn se mit à ricanner bêtement le regard soutenant sa démarche. N'ayant pas dans l'idée que ces paroles avaient put être confondues avec des menaces, il ne saisit pas sa réaction mais fût bien décidé à la rattraper. Il s'empara de son flingue et vînt s'installer derrière elle. Désireux de la voir se retourner il lui lança un << Hey ! >>. Son regard fixa le sien avec intensité et l'arme dans sa main droite son corps se mit doucement à avançer, la contraingant à reculer jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée par le tronc d'un arbre. Il plaqua son autre main contre l'écorce, tout près de la tête de la blondinette. Il pointa ensuite le revolver en sa direction, la cible se localisant sur son buste. Quelques secondes plus tard, il fit tournoyer son arme de façon à ce que la cross lui soit accessible. De cette manière, il lui fit comprendre qu'il n'avait pas dans l'attention de surpasser le loup de l'histoire. Il ne lui restait plus qu'à s'emparer de son arme qu'il lui tendait sur un plateau d'argent. Svenn se retrouverait sans défense et la demoiselle enclin à lui trouer la peau. Soutenant son regard, il répliqua bêtement :

- Je suis un loup accro au chocolat.
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MessageSujet: Re: Hidden behind the trees [Svenn]   Jeu 31 Juil - 1:50

Elle se retrouva rapidement plus loin, se dépêchant pour en avoir fini dans les délais les plus rapides avec Svenn. Elle ne voulait pas le cotoyer plus que c'était déjà le cas et maintenant qu'il venait de lui voler son petit coin dans la forêt (et surtout maintenant qu'elle devait paniquer car il était lui aussi tout seul dans la forêt) elle se sentait brisée. On venait en quelque sorte de la mettre à rude épreuve, devant quitter Svenn même si elle aurait espéré pouvoir lui parler sans personne autour, faire sa connaissance, se faire toutes les illusions qu'elle se faisait déjà mais c'était impossible, Svenn agissait comme un renégat. Et Vanille n'aimait pas les renégats. Elle se devait de les cotoyer uniquement par protection, uniquement car elle savait qu'ainsi elle n'aurait pas besoin de rester toute seule avec personne pour l'aider ou lui rappeller quoi faire en situations de problèmes ou même pour faire les choses les plus basiques comme se nourrir et s'hydrater. Mais pour en revenir au moment présent, elle s'enfuyait de Svenn avec cette réserve qui lui était typique, ce besoin de s'éloigner des gens qu'elle croyait être capables de lui faire du mal. Et Svenn avait beau ne lui avoir rien fait et surtout ne pas la connaître du tout, il lui ferait mal de toute façon parce qu'elle ne se sentait pas capable d'avoir la moindre discussion avec lui et parce qu'elle était trop obsédée par lui et sa simple personne. Il reflétait une sorte d'aura, sans doute, quelque chose de magique. L'observer de loin la rendait heureuse mais lorsqu'elle sentait qu'il pouvait la voir, elle s'éclipsait et soudainement était triste car elle n'arrivait pas à faire autre chose que l'espionner. Et quelques fois, elle était certaine qu'il la voyait lorsqu'elle tentait de se cacher pour mieux le voir.

Elle l'entendit rire comme si le fait qu'elle parte était la chose la plus hilarante qui soit. Il semblait bien s'amuser et Vanille n'osa pas se retourner pour lui lancer un regard noir, incapable de toute méchanceté envers lui. Après tout, il restait Svenn et elle aurait fait à peu près n'importe quoi qu'il lui aurait demandé. Même si elle se doutait fort qu'il lui demande un jour quoique ce soit. Les rires lui rappellaient les soirées où elle revenait à la maison après être allée au parc avec sa maman lorsqu'elle était encore en vie. Sa mère jugeait alors qu'il fallait partir pour que sa fille ne voit pas le genre de personnes qui traînaient dans le coin, des voyous comme elle les appellait. Vanille aujourd'hui en voyant parfois ce qui se faisait avec les renégats ou en observant Svenn changer brusquement de comportement après s'être injecté quelque chose dans le bras. Elle n'était pas experte en la matière mais savait très bien qu'il se droguait. Et d'ailleurs elle préférait se tenir loin de lui pour cette raison, on lui avait appris que les gens prenant de la drogue étaient mauvais. Et entendre Svenn rire comme les jeunes qui étaient au parc la stressa. Et s'il voulait lui faire du mal lui aussi? Elle se dépêcha un peu plus pour ne pas prendre les risques d'avoir des problèmes et c'est à ce moment-là qu'elle regretta d'être simplement venue au parc. Lorsqu'elle l'entendit s'approcher en sa direction, comme si soudainement il avait vraiment besoin de la suivre alors que quelques minutes auparavant il ne connaissait pas son existance, elle paniqua instantanément. Que voulait-il faire? Il allait lui faire mal? Elle tentait de ne pas trop se faire d'illusions positives puisque les nouveautés positives ne semblaient pas s'enticher d'elle très souvent.

Elle accéléra le pas jusqu'à arriver dans un petit coin tranquille de la forêt, désert de plus donc c'était l'idéal pour elle. La jeune fille soupira, rassurée, jusqu'à ce qu'elle devine quelqu'un derrière elle. C'était lui. Il lui adressa un 'Hey' pour qu'elle se retourne et elle eut la bêtise de le faire, se trouvant face à Svenn et à son revolver. Elle pâlit en l'apercevant et se sentit terriblement rouge et fiévreuse alors qu'il plantait son regard dans le sien. Elle tentait de briser le contact, mais il semblait l'en empêcher, ce qui n'était que plus douloureux pour la petite blonde qui était déjà totalement intimidée par lui. Il l'obligea à reculer et Vanille n'eut pas d'autre choix que de reculer, comme il le lui demandait. Après tout, il était armé et elle avait un couteau dans sa poche, mais elle ne se voyait aucunement faire du mal à Svenn. Tant pis alors. Si elle devait se faire agresser ou tuer, au moins elle aurait eu un contact avec lui, il aurait su qu'elle existait. Elle se cogna contre le tronc d'un arbre et poussa un petit cri de surprise avant de se taire. Collée contre l'écorce, Svenn approcha sa main de sa tête, l'appuyant sur le tronc tout près de son visage. Le visage écarlate, elle ne regardait plus Sven et tentait d'ailleurs de regarder par dessus son épaule, cherchant sans doute quelque chose pour se distraire, oublier à quel point ils étaient près l'un de l'autre. Essayant aussi d'oublier qu'il pourrait la tuer à tout moment, surtout que le revolver était appuyé contre son buste à ce moment-là. Peut-être Svenn attendait-il simplement le bon moment pour la tuer. Peut-être aussi la menacerait-il de mort pour la violer. Tremblante, elle tentait tout de même de se faire toute petite, n'osant pas parler ni le supplier. Maintenant qu'il pointait son fusil sur elle, Vanille anticipait simplement le coup de feu. Après tout, elle aurait mal quelques secondes et ensuite, ce serait terminé. Elle ne sentirait plus rien.

Puis le geste qu'il fit la surprit. Figée, Vanille resta tremblante, se demandant ce qui se passait tout à coup. Il lui tendait son revolver, comme s'il le lui offrait. Paralysée, il lui fallu toute son énergie pour simplement attrapper le fusil. Elle manqua d'appuyer sur la gachette tant elle tremblait, nerveuse, à ce moment-là. Svenn était trop près d'elle. Elle pouvait presque sentir sa respiration et il la rendait totalement folle. Puis il prit la parole, et sans savoir pourquoi ses paroles l'attristèrent. Peut-être parce qu'il disait aimer le chocolat, donc forcément pas la vanille. Le jeu de mot stupide avec son prénom tournait à son désavantage, mais de toute façon elle n'allait tout de même pas s'imaginer des choses parce qu'il lui avait donné le fusil... D'ailleurs, à ce propos la jeune fille ouvra le réservoir à balles et les mit dans sa main avant de les jetter sur le sol, penchant la tête, pour les égarer sur le sol, les repoussant pour ne plus les voir. Le fusil vide, elle allait relever la tête pour le redonner à Svenn mais alors qu'elle se redressait, relevant son visage, elle cogna vivement celle-ci à la sienne. Poussant un nouveau jurron avant de se rendre compte de ce qu'elle venait de faire, elle rougit et se sentit totalement stupide. Elle poussa un petit cri de panique avant d'exploser en un océan de paroles incompréhensibles avant de se reprendre pour dire, de peine et de misère :


"Je... Svenn, ça va? Je suis une imbécile. J'aurais jamais dû.. Je m'excuse, c'est de ma faute. Tu n'as rien? Je fais toujours ça. Tu devrais pas m'approcher...je..."

Elle se tut, décidant qu'elle commençait à en dire un peu trop à son sujet. Elle croisa son regard et se remit à trembler, son visage devenant écarlate et elle fut à nouveau prise d'une de ses nombreuses bouffées de chaleur comme lorsqu'elle le regardait. Il ne fallait pas qu'il le remarque même si son malaise en sa présence se voyait à cent kilomètres à la ronde. Elle se mordit la lèvre inférieure et tira sur sa mèche de cheveux avec nervosité. Pourquoi il lui faisait toujours ça? Elle aurait eu envie de le lui demander mais bien sûr il n'aurait pas compris ce qu'elle disait. Elle leva ses yeux vers lui et se sentit soudainement stupide. Elle repensa à ce qu'il venait de dire et ressentit un léger picotement aux yeux. Bon, elle n'allait pas pleurer tout de même juste parce qu'il préférait le chocolat, après tout elle ne savait même pas ce qu'il voulait dire par là. Le regard et l'air un peu triste, elle murmura brièvement le fond de ses pensées sans même penser aux conséquences.

"La vanille a ses avantages aussi, tu sais. C'est juste qu'on la connait mal. Je.. Elle est peut-être pas aussi bien que le chocolat, mais les gens jugent trop vite quand même."

Elle réalisa la stupidité de ses mots et se sentit encore plus idiote. Rougissant un peu plus, elle regarda Svenn péniblement, prenant tout son courage pour tenter d'avoir l'air normal (ce qui était perdu d'avance) et elle lui demanda, craintive qu'il ne veuille pas la laisser partir de l'arbre avec un trémolo qu'elle aurait espéré retenir dans la voix:

"Je..Est-ce que tu peux me laisser partir maintenant?"
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MessageSujet: Re: Hidden behind the trees [Svenn]   Jeu 31 Juil - 16:17

Les doigts frêles de la petite blondinette vînrent se poser avec réticense sur la cross du pistolet. L'attitude tremblotante, elle referma sa poigne sur l'objet en question. L'état dans lequel elle se trouvait à cet instant aurait put la pousser à actionner la gâchette par inadvertance mais Svenn n'avait pas à craindre de faux mouvements. Son arme à feux était munie d'une sécurité qu'il n'avait pas pris la peine de retirer. Ses intentions n'étant pas d'abattre la demoiselle de sang froid, il n'en avait pas vu l'utilité. Tuer. Voilà un acte dont il était bien inccapable. Du moins, s'il s'agissait d'une âme purement innocente qui lui laissait le choix. S'il était adepte de l'assassinat, il aurait ôter la vie de celui qui le martelait du coups des années de ça. Son père s'était retrouvé plus d'une fois à sa merci. Sombrant dans l'inconscience suite à son alcoolisme, le mettre hors d'état de nuire était une occasion qui s'était présentée à de nombreuses reprises mais qu'il n'avait jamais put saisir. Bien sûr, l'adolescent fût souvent en proie à cette idée macabre. Seulement, il était faible. Trop faible. Et encore aujourd'ui il était aux prises avec cette même faiblesse. Fort heureusement, Marshall ne l'avait encore mis devant le fait accompli en le poussant à comettre cet acte irréparable. Au jour d'aujourd'hui, il l'avait initié à la torture, que celle ci soit physique et psychique, et il se jugeait déjà trop grand connaisseur. Svenn était un dealer toxico, pas un tueur. Seulement, le jour de son baptême finirait bien par arriver. Il en avait un goût amer. Néanmoins, il était le disciple de Sheppard et malgré son mauvais fond, il voyait en lui une sorte de figure fraternelle. Il l'avait pris sous son aile, lui fournissait ses doses, lui apprenait l'art de la survie et tel un petit frangin loyal, Svenn se faisait l'éxécuteur de toutes ses volontés (ou presque).

Vanille finit par se saisir du revolver et éparpilla les munitions entre les cadavres végétaux qui gisaient sur le sol. Quelle inconsciente ! Elles étaient leur seul moyen de subsister et en cette nouvelle ère, elle se faisait rares. Espèces en voie d'extinction ! Ils se devaient de les économiser, pas de s'en servir pour polluer Dame Nature qui ne leur avait strictement rien fait. De plus, si Svenn rentrait au camp le chargeur vide, il lui faudrait se munir d'une nouvelle recharge. Et pour en obtenir une, il lui fallait passer par Quentin ou ses bras droits qui lui demanderaient quelques justifications : un chargeur vide mais pas de cadavre ? S'il disait qu'il avait égaré ses munitions, il aurait l'air fin ! Sans compter qu'il ne se ferait certainement pas complimenter...Aïe aïe aïe, quelle galère ! Il l'observa faire d'un oeil déconcerté. Le norvégien aurait put lui sauter à la george pour la contraindre à cesser ces stupidités mais adopter ce genre de réaction ne lui ressemblait pas. Svenn, c'était le mec passif et à la ramasse qui aidé de ses stupéfiants prenait souvent tout à la légère. Du moins, jusqu'à ce qu'il prenne conscience de la situation. Il se contenta donc de rester planté tel un piquet devant la demoiselle, les yeux soutenant ses munitions qui s'évanouissaient peu à peu dans les feuilles mortes, la tête penchée en leur direction. Ne parvenant plus à les suivre de son regard ahuri, il s'exclama avec tout autant d'étonnement :


- Mais pourquoi t'as fait ça ? en effet, c'était une question très pertinente.

- Merde, tu viens d'foutre en l'air une denrée rare...

Alors que la demoiselle se redressait les mains vides, elle vînt percuter le front du norvégien qui observait ses agissements. Quelle situation grotesque...Svenn se mit à grimaçer tout en frottant le point d'impact du bout des doigts pendant que la demoiselle maudissait la situation. Décidement, la pauvre petite les accumulait. Faute à la malchance ? Elle ferait bien d'aller se dégoter un trèfle à quatre feuilles dans une des clairières du coin. Il lui faudrait simplement s'armer de patience. N'empêche qu'il y'avait de quoi se faire railleur. D'autant plus qu'elle se mit une nouvelle fois à prononcer quelques paroles en pleine confusion. La demoiselle était visiblement mal à l'aise. La raison ? Svenn ne la connaissait pas. L'intimidation peut-être ? Puis elle était jeune, voilà tout. L'assurance viendrait sûrement avec la prise d'âge. Quoi qu'il en soit, Dame Nature profitait d'un peu d'animation. Quel beau spectacle ! Une comédie téhâtrale fort réussie. Très burlesque ! Le renégat en ricannait.

- Ca va déstress boucles d'or. T'es trop sur les nerfs. Si tu veux j'peux t'filer quelques bons trucs qui vont vite t'y aider. Cent pour cent efficace et cent pour cent offert par la maison.

La renégate luit fit ensuite part d'un discours sur les préjugés que la population pouvait avoir sur la vanille. Svenn était quelque peu perdu. Elle lui disait que ce parfum présentait ses avantages alors qu'elle lui avait certifié quelques minutes auparavant de ne pas être comestible. Ces métaphores se confrontaient pour se contre-dire. Où cette demoiselle voulait-elle donc en venir ? D'autant plus qu'elle ajouta deux secondes plus tard vouloir partir. Pourquoi la gente féminine devait-elle se faire si compliquée ? Alors, au bout du compte, la vanille, c'était consommable oui ou non ? Le norvégien la mirra quelques instants sans prononcer le moindre mot, cherchant sa réplique. Il avait compris qu'il était question de la demoiselle mais ses paroles le laissèrent muet. La blondinette était si confuse qu'elle détaignait sur Svenn. Seulement, au lieu de bégayer, il préférait se taire et réfléchir. Non, finalement, réflexioner était en cet instant trop compliqué. Il baissa la tête et innonda le sol de cette mer azur qui se déversait de son regard tout en ramenant le bras qui retenait Vanille le long de son corps. Alors que celle ci abandonnait l'arbre sur lequel elle était adossée, Svenn lui enlaça le bras d'une de ses mains dans le but de la retenir. Il réhaussa la tête et soutînt son regard avec bienveillance. En accord avec les jugements trop hâtifs sur la vanille dont la demoiselle lui avait fait part, il répliqua :

- Tout comme le loup...

C'est vrai ça. Depuis des siècles cette pauvre bête joue le rôle du méchant dans toutes les histoires. La bête du Gévaudan qui massacrait la population avec férocité. On disait de ce loup qu'il avait la taille d'un taurau, des griffes faites d'acier et des oreilles comparables aux cornes du diable. Et pour cause, il était l'un des serviteurs de Lucifer. Son poil était rougeâtre, avec une bande noire sur l’échine. Du moins, c'est ce qu'il fût bêtement rapporté puisque personne ne le vit jamais de ses propres yeux. Notons également cette légende extravagante qui mettait en scène un homme prenant l'apparance d'un loup terrifiant qui dévorait ses vicitmes les nuits de pleine lune : le célèbre loup-garou. Tout bêtement, le chaperon rouge ! Parceque l'homme s'était approprié le domaine de l'animal qui fût donc contraint de s'attaquer aux moutons pour subsister, sa considération devait s'en retrouver affligeante ? Le loup était qualifié de monstre sans même être connu, de ce fait, les populations l'abattaient sans état d'âme. Svenn allait-il être abattu lui aussi ? Merci aux histoires rocambolesques ! Puis, il lui rendit sa liberté avant de saisir de l'arme qu'elle avait inconsciemment gardé en mains, ses yeux tenant toujours le siens captif. Il partit s'adosser contre ce même tronc où il l'avait plaqué avant de se laisser doucement glisser jusqu'à toucher terre. Il déplia ses jambes de tout leur long et colla l'arrière de son crâne sur l'écorce du grand chêne dans un profond soupir. Il détourna son attention sur la renégate et laissa s'échapper ce simple mot :

- Désolé...
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MessageSujet: Re: Hidden behind the trees [Svenn]   Jeu 31 Juil - 18:22

Vanille avait vidé les munitions par terre par simple précaution, ne pensant pas au fait que les autres lui auraient sans aucun doute collé une raclée s'ils l'avaient vue à l'oeuvre. Si pour les renégats les munitions se faisaient quelque chose d'extrèmement rare car il fallait toujours aller en piquer ou presque, Vanille elle croyait que si on les égarait, ce serait pour le mieux. Après tout, les morts se feraient moins nombreux s'il n'avait rien pour tirer. C'était pour cette raison que lorsque la jeune fille se fit réprimander par Svenn à cause de ce qu'elle venait de faire, elle prit peur. Il allait sans doute la dénoncer, elle en était même persuadée. Il agissait trop comme un renégat, c'était stressant pour elle que de savoir qu'il pourrait sans doute lui faire le même mal que les autres. De plus, il avait qualifié les balles de denrées. Comme si c'était utile à survivre que de tirer sur de pauvres gens qui n'avaient rien fait. C'était lorsqu'elle voyait revenir un renégat au campement racontant un exploit à propos d'un nouveau meurtre qu'il avait commis qu'elle espérait secrètement que New Eden gagne le combat. De cette façon, ces pauvres gens seraient vangés et elle n'aurait plus à supporter les renégats et faire semblant d'être aussi cruelle que ceux-ci. D'ailleurs, elle ne le serait jamais autant qu'eux. À ses propres yeux, la petite blonde se sentait terriblement innutile et mal placée dans ce groupe de gens violents et dangereux. Elle faillit perdre les paroles de Svenn après l'avoir heurté, et elle rougit en les entendant.

Boucles d'or? Elle venait d'hériter d'un des surnoms les plus ridicules du monde, sans doute, mais bizarrement ça ne lui dérangeait pas. Svenn avait le droit de l'appeller comme il en avait envie. En fait, il avait presque le droit de faire ce qu'il voulait en sa présence, depuis qu'il l'avait laissée prendre possession de son arme elle se demandait si elle ne se trompait pas un tout petit peu à son sujet, si les choses n'étaient pas comme elle les avait crues au départ. Peut-être était-il gentil, doux, innofensif et surtout peut-être qu'il voudrait bien apprendre à la connaître, pas comme les autres. Il lui proposa quelques trucs pour la calmer. Des trucs comme des conseils, ou des trucs comme il en consommait? Craintive, elle le regarda curieusement et le laissa continuer ses paroles . Tout était gratuit, fourni par la maison. C'était étrange. On ne lui proposait jamais rien gratuitement et lui ne pensait même pas à profiter d'elle et de sa naïveté sans bornes. Elle n'eut pas le temps d'y penser qu'il la libérait pour quelques secondes, alors elle décida de s'éloigner mais il fut plus rapide qu'elle, chassant ainsi toutes les suppositions sur le fait qu'elle devait cesser de stresser pour un rien. Il lui avait attrappé le bras, ce qui la fit rougir comme elle ne semblait jamais avoir rougi de sa vie. Il lui dit que le loup était dans la même situation que la Vanille et son regard se riva au sien. Il devait la laisser tranquille. Elle allait tout faire planter, sinon. Il la lâcha finalement et les tremblements la reprirent le temps de quelques secondes. Elle regarda Svenn s'assoir sous l'arbre, s'appuyant sur le tronc comme s'il allait y dormir et lorsque celui-ci s'excusa, le regard de la jeune fille s'assombrit. Elle décida qu'il valait peut-être la peine de s'expliquer. Après tout, c'était elle qui devait plutôt s'excuser. Elle se pencha et s'assit à côté de lui, repliant ses jambes, et le regarda dans les yeux, son regard clair se perdant dans l'océan de Svenn. Elle était rouge de honte, mais elle devrait bien s'y faire un jour...non?

Elle sortit son couteau et le déposa plus loin sur le sol pour prouver qu'elle aussi ne ferait pas de mal ni ne tenterait de le piéger. Elle lui tapota l'épaule pour qu'il tourne son regard à nouveau vers elle et murmura, d'une voix un peu timide :


"Je devrais plutôt être désolée moi.. Je sais que tu me connais pas, mais je sais qui tu es moi. Et parfois le loup est moins dangereux que l'homme. Suffit juste de l'observer..."
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MessageSujet: Re: Hidden behind the trees [Svenn]   Dim 3 Aoû - 18:30

Désolé. En réalité, ce mot était encore plus simple que la simplicité même bien qu'il soit parfois difficile de le prononcer. Seulement, ce qui l'engendrait s'avérait bien plus compliqué. Tellement compliqué que Svenn n'était pas certain que ses excuses soient bien placées. Il avait tout bônnement surfé sur ses lèvres tel un banal bonjour. Il avait pris une vague quelconque sans grande reflexion, ne se précoccupant pas réellement du pourquoi. De plus, Svenn était un piètre surfeur. De ce fait, bien que sa sincérité s'en retrouvait indaignable, sa signification s'en voyeait nébuleuse. On lui avait appris depuis son plus jeune âge à s'excuser de tout. Et ce, même s'il n'était pas en tord. Implorer le pardon était le seul échappatoire qui se présentait à lui lorsque son père décidait de déverser toute sa colère sur son fils. Il ne savait pas pourquoi il s'excusait mais il le faisait. Il avait tellement de fois supplier son paternel de bien vouloir lui pardonner que se devînt une habitude profondement ancrée. Il s'excusait d'être ce bon à rien dont il était qualifié. Il s'excusait tout simplement de vivre. Voilà pourquoi le jeune norvégien balançait des "désolé" à tout va sans être assuré de leur utilité. Dès qu'il décelait un malaise chez celui ou celle à qui il faisait face, il s'excusait. Oh bien sûr cette fois n'était pas de trop, il avait malgré lui effrayé la petite blondinette. Le hic, c'est qu'elle vînt tout remettre en question en lui présentant des excuses qui n'avaient pas lieu d'être. Svenn ne voyeait pas ce qui avait bien put la pousser à laisser s'échapper de telles paroles mais c'était une première. Personne auparavant ne s'était excuser auprès de lui, seul le contraire avait toujours été de rigueur.

La rénégate lui laissa entendre par la même occasion qu'elle savait à qui elle avait à faire. De ce faite, Svenn compris qu'elle s'était plut à, entre guillemets, l'espionner, même si elle avait préféré employer le verbe observer. Mais là n'était pas la question. Le norvégien se fichait éperdument d'être la cible de paparazzis. Les paroles qui l'interpellèrent furent les premières dont elle lui avait fait part. Comment pouvait-elle affirmer de la sorte qu'elle le connaissait alors que lui même était inccapable de se définir en tant que personne ? Le junky n'était pas qu'un mystère pour autrui, il l'était également pour lui même. Au fond, il était persuadé d'être quelqu'un qui pourrait évoluer en tant que serviteur du bien. Du moins, il désirait ardemment que ce soit le cas. Seulement, Svenn ne connaissait pas ses limites. Qui donc pouvait lui affirmer qu'il ne franchirait jamais le point de non retour ? Qui donc savait de quoi il était capable ? A en croire les dires de la jeune fille, elle, elle le savait. Tant mieux pour elle. En espérant toutefois qu'elle soit dans le vrai. Quoi qu'il en soit, Svenn ne s'y attarderait pas. Il pouvait très bien lui demander de lui déballer un rapport mais il n'en ferait rien. Certes, le norvégien avait beaucoup de défauts, mais la curiosité lui avait échappé. D'autant plus qu'être trop curieux ne s'avérait jamais très bon dans ce monde d'hyprocrites sanguinaires.

Ah quelle poisse ! La drogue n'était-elle pas censé rendre euphorique ? Adepte de cette cochonnerie depuis bien des années, le norvégien était en proie à des effets plus éphémères. La période mélancolique allait atteindre son apogée. D'ordinnaire, il s'attelait à la prise d'une seconde dose afin d'y échapper, cette fois ci ne ferait donc pas exception. Il se releva avec indolence et détourna toute son attention sur son acolyte. D'une attitude laissant paraître tout son mal être, il lui dit :


- Crois moi, personne ne sait qui je suis. Et moi le premier.

Suite à ses paroles, Svenn plongea la main dans la poche droite de sa veste tout en tournant le dos à la demoiselle, s'assurant que la dose que lui avait fourni Marshall était toujours à sa place. Puis, sans un mot, il s'éloigna afin que la jeune femme ne se fasse pas spectatrice de sa faiblesse bien qu'elle l'avait certainement vu faire plus d'une fois. Après tout, elle l'avait observé à maintes reprises et affirmait estimer qui il était vraiment. La drogue faisant partie intégrante de sa personne, il n'y avait par conséquent aucune surprise. Mais plus il pourrait lui éviter ça et mieux ce serait.
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MessageSujet: Re: Hidden behind the trees [Svenn]   Lun 4 Aoû - 5:35

Tout comme Svenn, Vanille avait été habituée à s'excuser. Parce que c'était plus facile ainsi, qu'elle pouvait de cette façon espérer que son père lui pardonne d'avoir parlé à des gens ordinaires. Elle avait tellement été habituée à être ruée de coups que les excuses sortaient toutes seules. Il lui arrivait donc de s'excuser sans raison plus souvent qu'autrement, ce qui parfois pouvait mener à d'autres ennuis car on croyait qu'elle avait véritablement quelque chose à se reprocher. Mais ses excuses étaient préventives. Pour éviter les disputes et les coups. Elle avait tellement horreur des disputes. Que l'on crie et que l'on s'énerve sur elle. Elle avait peur que l'on se défoule, comme son père le faisait lorsqu'il était exaspéré ou tout simplement ivre. Elle ne savait rien de l'enfance de Svenn et ne pouvait donc pas comprendre qu'il s'excusait lui aussi sans raison, mais une chose était certaine, elle ressentait qu'il était différent. Tout ses doutes de précédemment avaient disparus, elle était à présent persuadé qu'il n'était pas un méchant. Peut-être un peu sur la défensive, comme elle, quoi qu'elle c'était plutôt par timidité qu'elle agissait, après tout c'était la première fois qu'elle arrivait à parler au renégat et ce n'était pas par choix et purement improvisé. Et ce n'était pas si mal que ça... Elle s'y habituerait, même si en y réfléchissant bien elle doutait fort qu'elle ait à s'y habituer pour très longtemps.

Elle s'était expliquée dans l'espoir qu'il veuille bien lui faire la conversation, ou bien qu'elle puisse continuer à l'observer du moins, mais il ne semblait plus vraiment dans un état considéré comme normal. En effet, Sven se faisait mélancolique et à vue d'oeil Vanille devinait ce que cela voulait dire. Son regard s'assombrit et elle ne le regardait plus, elle n'en avait plus envie. Elle savait d'avance de toute façon ce qu'il allait faire. C'était l'image du manque. Il devait à présent probablement se demander comment lui fausser compagnie, à moins qu'il s'abandonne à ses besoins d'user de son paradis artificiel ici. Pour tout dire, ça ne la dérangeait pas tant que ça. Elle l'avait déjà vu et même si l'image parfois la terrifiait auparavant, elle s'était peu à peu habituée, simplement malheureuse à présent de le voir se pourrir la vie ainsi. Même si elle se doutait qu'il en avait besoin. Elle s'apprêtait à reprendre la parole pour lui demander s'il allait bien et s'il voulait qu'elle le laisse tranquille lorsqu'il prit lui-même la parole. Elle baissa la tête lorsqu'elle entendit ses mots, mal à l'aise à présent à cause de son regard fixé sur elle. Il disait que personne ne le connaissait, pas même lui-même. Il avait tord de dire ça. Il avait quelque chose de spécial. Sven était mythique. Du moins pour elle, il était fascinant. Sinon, elle ne se serait pas penchée à passer de longues heures à l'observer avec Marshall ou quelconque renégat. En quelque part, Vanille croyait qu'il en valait la peine d'être observé. Qu'il dise quelque chose de pareil ne donnait qu'une fois de plus l'impression à la jeune fille qu'elle n'était pas la seule dans cette situation d'innutilité intense. Quoique Sven valait bien mieux qu'elle, à ses yeux.

Il se leva et s'en alla plus loin. Elle n'avait même pas remarqué qu'il avait fouillé dans sa poche à la recherche de sa dose. Et si elle l'avait remarqué, elle n'aurait sans doute pas réagi non plus de peur de se frotter à sa colère. Elle le laissa donc se lever et se diriger plus loin, lui tournant le dos. Peut-être l'avait-elle blessé? Vexé? Elle craignait bien des choses à cet instant-là et s'imaginait alors qu'elle avait dit quelque chose de mal. Ce fut uniquement après quelques minutes de réflexion que la petite blonde se leva et se dirigea vers lui, timidement, de crainte de le déranger. Après tout, elle semblait toujours déranger tout le monde et lui qui était toujours dans sa bulle, ce devait être pire que tout. Elle ne voulu pas le regarder dans les yeux alors lorsqu'elle riva son regard vers lui, elle regarda plutôt par-dessus son épaule. Sa voix ressemblait plutôt à un murmure, aïgu mais pas agressant. Son débit était lent, comme si elle avait peur de se tromper dans ses mots. Il était évident qu'elle n'était pas certaine de son droit de parole. Après tout, Svenn ne lui avait jamais dit qu'elle pouvait s'approcher de lui et la voilà qui devenait un véritable pot de colle.


"Tu n'es pas le seul tu sais. Et pourtant on a pas tous besoin de ça..." Elle pointa le sachet que Svenn avait précédemment sorti de sa poche."Je sais que c'est pas de mes affaires, mais même si tu me crois pas j'en connais assez sur toi pour savoir que tu vaux plus que ce tu veux bien le croire."

*Bien plus que ce que tu vas jamais valoir, d'ailleurs. Laisse tomber l'affaire.*

Son regard s'assombrit à ses propres pensées parce qu'elle savait qu'elle avait parfaitement raison et elle attendit un moment, préoccupée à regarder Svenn l'air pensive, avant de réaliser ce qu'elle avait dit et de rougir de honte. Elle venait de faire une belle bêtise."Désolée, je crois que j'aurais dû me taire."Ce furent ses dernières paroles avant qu'elle ne décide de retourner sur ses pas, un peu trop rapidement d'ailleurs puisqu'elle ne remarqua pas la racine de l'arbre un peu plus loin devant elle et trébucha lamentablement, grimaçant en sentant sa cheville se tordre douloureusement sous son poids. Larmoyante bien malgré elle, la jeune fille tenta de cacher son visage sous la chevelure blonde tandis qu'elle tentait de se relever. Après de nombreuses tentatives, elle finit par s'agripper à l'arbre qui était le fautif dans cette histoire et souffla la gorge serrée, bien qu'elle se doutait qu'il se fichait bien de son état, en direction de Svenn :

"C'est bon, je vais bien. Tout est parfait."

À la limite en effet elle s'était peut-être tordu la cheville, mais elle s'en moquait bien. Maintenant il fallait partir d'ici à tout prix avant de se ridiculiser un peu plus devant Svenn. Il devait probablement en avoir vu assez pour se faire une idée de ce qu'elle était : une gamine maladroite qui plus que visiblement en pinçait pour lui. Ça faisait beaucoup trop pour une première rencontre. Elle tenta de prendre un pas normal, ne sachant bien entendu pas que marcher sur son pied qui venait d'être blessé ne ferait qu'empirer son cas. Elle n'avait jamais vraiment appris les bases de la médecine sauf bien sûr en ce qui était attrait à nettoyer ses plaies et les choses féminines plus compliquées, même si en fait elle n'avait jamais vraiment tout saisi sauf le principal. Péniblement, elle se dirigea donc plus loin dans la forêt, se demandant si elle ne devrait pas plutôt partir vers le campement, à la vitesse où elle marchait. Elle se dirigea donc vers de là où elle venait, mais réalisa au bout de quelques minutes qu'elle avait oublié son couteau. Ce n'était pourtant pas très grave dans un sens, elle n'avait pas pu faire beaucoup de chemin, tentant de rester près des arbres et de ne pas marcher trop rapidement, sa cheville droite la faisant souffrir. Elle tenta au début d'être discrète pour ne pas déranger Svenn mais réalisa que c'était bien impossible qu'il ne la voit pas puisqu'il se tenait littéralement nez à nez avec elle.

"Je veux juste aller récupérer mon couteau, je te laisserai tranquille ensuite, c'est promis, tu ne me verras même plus."

Elle le regarda tristement et tenta de passer à côté de lui difficilement jusqu'à arriver là où elle avait déposé le couteau. Elle se pencha et ramassa rapidement son arme, se redressant en grimaçant et et larmoyant, la douleur se faisant de plus en plus intense. Elle essaya de cacher ses larmes sans espoir et s'appuya sur l'arbre pour essuyer celles-ci. Prenant tout son courage, elle tenta de s'éclipser en vitesse, se faisant plutôt lente au final, la douleur se faisant trop vive. Comme si des milliers d'aiguilles lui transperçaient la cheville. Elle jeta un dernier regard au junkie et pensa qu'il lui faudrait à présent l'éviter toujours parce qu'il la connaissait. Elle soupira silencieusement, plus pour elle-même, histoire de se donner du courage en quelque sorte, et se dirigea en boitant vers la sortie de la forêt ; c'est à dire très loin.
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Svenn Bjornson
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MessageSujet: Re: Hidden behind the trees [Svenn]   Ven 15 Aoû - 17:40

[désolé pour l'attente, j'ai été pas mal pris ces derniers temps Wink]

La george du norvégien se ressera, emprisonnant le moindre son. Les paroles de la demoiselle firent échos et ses yeux voilés d'une petite lueur brillante vinrent cogner le sol comme s'ils désiraient fuir l'image que la rénégate leur renvoyait. Jamais de tels mots n'avaient été prononcés à son encontre et le jeune homme se sentait embarassé; embarassé d'une situation à laquelle il ne parvenait à élaborer une judicieuse réaction. D'autant plus qu'il mettait sa sincérité en doutes. Non pas qu'il ne l'estimait pas, il ne la connaissait pas, voilà tout. Ne sachant pas lui même qui il était, comment une inconnue pouvait-elle le définir et le définir avec tant de positivité ? Au jour d'aujourd'hui, Svenn n'avait encore jamais accompli ce que leurs opposants qualifiaient de " bonne action ". Pire, il prêtait son aide à une bande de pilleurs aux âmes rongées par la scélératesse. Il faisait parti de ceux qui pointaient les armes en direction d'un monde en reconstruction ne jurant que par d'humbles et estimables intentions. Dans sa jeunesse, il y appartenait déjà. Délinquant, on disait de lui qu'il était un adepte de la médiocrité qui ne méritait que l'enfermement. Alors non, Svenn ne valait rien. Aux yeux des autres, il ne valait rien et à ses yeux, il ne valait pas mieux. Prétendre le contraire rimerait avec calomnies. Ce serait se mentir à soi même que de clamer haut et fort qu'il pouvait prétendre à une réputation plus honorable que celle détenue par son clan. Il n'avait pas le droit de répliquer. Ces paroles, il ne les méritait pas. Pas plus que cette attention qu'elle lui portait d'ailleurs...Cependant, une chose était certaine : cette demoiselle n'avait rien à voir avec ce camp de malfaiteurs sans états d'âmes dans lequel elle évoluait.

Ses dires étaient loin d'être faux. Beaucoup avaient vécu une vie pareille à la sienne et n'avaient pourtant pas plongé dans ces profonfeurs abyssales qu'il cotoyait chaque jour depuis son adolescence. Peut-être même que d'autres avaient dû faire face à une vie encore plus insoutenable bien qu'il avait l'impression d'avoir vécu la pire de toutes. Seulement, chacun était différent et se voyait doté d'un caractère qui lui était propre. Celui qu'il s'était forgé n'étant pas bien prononcé, il lui avait donc fallu opter pour un échappatoire. Et bien que cette solution ne soit pas des plus méritoires, elle lui avait permi de ne pas être ramassé à la petite cuillère pendant de nombreuses années et lui permettait encore aujourd'hui de persévérer pour ne pas dire se préserver. La réalité était trop dure à accepter, la renier s'avérait donc cohérente avec cette idée. Pourquoi donc s'y confronter si la vie nous offrait l'opportunité d'y échapper ? La facilité était un chemin à la portée de tous qui était tellement simple à emprunter, pourquoi donc se fatiguer à tenter de suivre des routes déviées ? Certains avaient sans doute la force d'y faire face mais Svenn n'était pas de ceux là. Seul, la déviation était impraticable. Et voilà presque vingt huit ans qu'il était seul...

Le renégat ne réhaussa pas le regard et la demoiselle s'excusa donc avant de passer son chemin. Sa dose empoignée, il continuait de fixer le sol d'un air feintant l'indifférence étouffé par l'indécision. Devait-il prêter attention à ses paroles qu'il n'envisageait pas d'acquiescier ou tenter vainement d'y croire et se sentir réconforté l'espace d'un instant fugitif ? Qui sait, peut-être que cette jeune fille était en mesure de lui montrer qu'elle était sa véritable identité après tout...A vingt sept ans, il n'était pas encore trop tard pour se découvrir. Puis valait mieux tard que jamais comme certains disaient...Il leva les yeux et vînt les fixer quelques instants sur la blondinette qui entamait son échappée. Voyant sa finesse se faire de plus en plus lointaine, il retourna à ses occupations avant que son attention soit attirée par un léger bruit sourd. Une nouvelle fois, il mirra la renégate. Celle ci s'appliquait à se relever suite à une chute qui à l'entente du bruit devait sans nul doute être admirable. Se redressant tant bien que mal, Svenn savait pertinement qu'elle n'avait pas été sans conséquences mais ne pris pas la peine d'accourir tel un bon chevalier servant. Il se contenta de la regarder se quereller avec une vive douleur qui lui tirait les larmes malgré ses tentatives de contenance. Immobile, il l'observait maintenant rebrousser chemin pour récupérer son arme blanche qui se trouvait non loin de lui. Ensuite, elle tenta de s'éclipser après lui avoir laissé sous-entendre que leurs chemins ne se croiseraient plus. Se traînant avec maladresse telle une bête agonisante, Svenn finit par prendre les devants. Il déposa sa substance au fond de la poche de son veston puis rattrapa la blessée qu'il prit dans ses bras. S'acheminant vers le camp la demoiselle en mains, il lui demanda avec curiosité :


- Qui suis-je pour toi ?
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MessageSujet: Re: Hidden behind the trees [Svenn]   Sam 16 Aoû - 10:10

Vanille continuait toujours son chemin lorsqu'elle entendit Svenn venir vers elle. Elle tenta alors d'accélérer le pas, même si c'était bien sûr impossible étant donné qu'elle s'était probablement foulé une cheville. La jeune fille tentait donc de peine et de misère de s'éloigner de lui et de ses prochaines paroles. Il la blâmerait peut-être ou s'excuserait-il pour ne rien avoir répondu à ses paroles? Elle ne savait pas. Et au fond, voulait-elle vraiment qu'il la suive? Non, elle aurait peut-être préféré rester toute seule et ruminer ses idées à propos de sa chute et qu'elle était stupide d'avoir dit telle ou telle chose à Svenn. Elle aurait préféré rester toute seule, dans son monde pour imaginer qu'elle aurait dit ça ou encore cela à Svenn à la place de ses mots. Elle aurait une autre fois inventé un tableau idéal mais irréaliste parce qu'elle savait qu'elle n'aurait jamais le courage de dire les choses comme elle rêvait de les dire. Perdue dans ses pensées, la jeune fille marchait plus lentement, boitant toujours, lorsqu'elle sentit que Svenn s'était encore rapproché. C'était idiot de tenter de s'enfuir, elle savait bien qu'il n'y avait plus d'autres options que de le confronter. C'est ainsi qu'elle poussa un long soupir et se tourna vers lui, le regardant d'un air intrigué. Elle devait être belle à voir, les yeux bouffis et la mine qui retenait avec peine la douleur vive à sa cheville. Il ne lui demanda même pas si elle allait bien qu'elle se sentit quitter littéralement le sol, ce qui la rendit nerveuse. Comment diable pouvait-il simplement faire ça, la prendre, elle une parfaite inconnue, et la traîner à bout de bras comme si c'était naturel?

Il lui posa une question qui la fit frémir bien rapidement. Elle n'avait pas envisagé qu'il lui retourne des questions à ses paroles qui avaient été si stupides maintenant qu'elle y repensait encore. Maintenant, il fallait qu'elle trouve une réponse valable. Qu'est-ce qu'elle pensait de lui, qui était-il pour elle? Elle ne pouvait rien dire. Elle pensait simplement qu'il pourrait être une personne merveilleuse, qu'elle rêvait de le connaître mieux, qu'elle mourrait d'envie qu'il laisse tomber ces gens détestables et se défasse de cette emprise qu'était la drogue. Elle voulait qu'il ressente les mêmes choses qu'elle, mais c'était plutôt tendu si on pensait au fait qu'il ne la connaissait pas. Vanille restait silencieuse. Qui était-il donc pour elle, alors? Elle ne savait pas. Pouvait-elle répondre à une question comme ça? Elle ne pensait pas, non. Il était illogique de croire qu'elle pourrait seulement lui dire qu'il était tout pour elle, et tout simplement niais bien entendu. Pourtant, dire qu'il était un parfait inconnu ne rimerait non plus à rien. Elle était plutôt découragée sur ce coup. Que pouvait-elle donc dire à propos de ses sentiments à Svenn? Elle ne savait pas. S'accrochant par réflexe à lui, doucement, elle croisa son regard et rougit honteusement. Il fallait qu'elle trouve quelque chose et vite, histoire de ne pas passer pour une idiote qui de plus disait des mensonges. Que ressentait-elle à propos de Svenn, qui était-il pour elle. À la vue des yeux bleu azur qui se montraient à nouveau, elle cru fondre et rougit. Elle se mordit la lèvre inférieure et murmura, timidement :


"Tu es différent des autres. Ne te fâches pas s'il te plaît, ce n'est pas méchant. Bien au contraire même. Je pense que tu mérites mieux que la façon dont on te traîte. Enfin voilà. Comment je sais ça, par contre, j'en sais rien. On va dire que c'est l'intuition féminine."

Elle sourit tristement, se demandant s'il lui poserait ensuite d'autres questions. Elle souhaitait qu'il ne dise rien, déjà que la position la rendait plutôt mal à l'aise. Elle n'avait pas demandé d'aide et le fait qu'il vienne la transporter vers le campement était un geste plutôt innédit et surprenant de la part de Svenn. Ou de quelqu'un en général. Ethan peut-être aurait été assez gentil pour l'aider, mais ce n'était pas vraiment la même situation. Elle frissonna, se disant qu'elle était littéralement dans les bras de Svenn. Le plus beau dans toute cette histoire, c'était qu'elle ne rêvait pas. Appuyant à nouveau sa tête contre l'épaule du renégat, elle le regarda curieusement avant de lui dire, d'une petite voix enfantine qui cachait une gêne plutôt mal dissimulée :

"Tu sais, tu n'es pas obligé de faire ça. J'aurais pu me débrouiller sans toi, mais merci c'est gentil..."

[Pas grave, t'es pardonné^^]
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MessageSujet: Re: Hidden behind the trees [Svenn]   Lun 18 Aoû - 23:06

La différence...Voilà un mot qu'il savait apprécier lorsqu'il était comparé à ceux dont il faisait malgré lui partie. Lui affirmer qu'il ne valait pas mieux que ces pilleurs sans foi ni loi qui traquaient avec amusement de pauvres âmes innocentes désireuses de monter sur pieds un monde meilleur l'aurait cependant fortement agacé pour ne pas dire extrèmement blessé. Quoi qu'en réalité, avec du recul, il s'en ficherait éperdument. Peu importe ce qu'il était aux yeux de ce monde qui ne lui avait témoigné aucune pitié tant qu'il avait la chance de connaître ses propres idéaux. Bien sûr, il ne pensait pas valoir trois sous mais il était tout de même persuadé de ne pas être un de ces monstres que les traqueurs prenaient en chasse chaque jour . Alors oui, Svenn était différent de ceux que tous deux cotoyaient depuis des mois mais il aurait aimé que cette différence le mène vers des chemins plus agréables à pratiquer. Si cette pourriture de came ne lui gâchait pas la vie, le choix de quitter le clan des renégats ne se serait point fait attendre. L'idée de n'avoir de comptes à rendre à personne l'enchantait et il renierait tout l'or du monde pour être apte à s'assumer. A vingt sept ans, presque vingt huit, c'était tout de même triste de devoir encore et toujours compter sur autrui pour subsister. Et peut-être encore pire de se l'avouer.

D'autant plus que son addiction le détruisait à petits feux et que même s'il ne voulait pas en prendre conscience une petite voix intérieur lui rabachait à chaque prise que ce qu'il faisait était mal. Pas mauvais pour les autres (quoique s'ils avaient des proches ils en subiraient presque autant que lui les conséquences mais le fait était qu'il n'avait à se soucier que de sa personne) mais bel et bien mauvais pour lui. Il se tuait lentement mais tant que ça lui permettait de se projeter dans un monde plus euphorique que celui ci à quoi bon prendre de bonnes résolutions ? Surtout que le sevrage était d'après les dires terriblement douloureux. Non très peu pour lui...Il resterait ce mec différent mais avec sa drogue en poche.

Quant à ce soit disant mérite, le norvégien n'aurait qu'une phrase à déballer : on mérite toujours mieux excepté si l'on possèdait déjà tout. Beaucoup vous le dirons, on en a jamais assez ! Il fallait cependant s'avérer capable de se poser quelques limites pour ne pas devenir un joli con égoïste. Et ces limites, il les avait déjà toutes tracé. Vivre une vie qu'il pourrait lui même choisir sans que personne ne se plaise à lui barrer la route. Pour faire bref, il souhaitait simplement arrêter de survivre pour vivre pleinement sans n'avoir aucune dette envers quiconque. Seulement, ce rêve si humble soit-il n'était pas réalisable. D'une, il avait besoin de Marshall et de deux, le monde n'était plus ce qu'il était et ne le serait sans doute plus jamais. Les édeniens avaient beau se voiler la face, évoluer dans une forteresse blindée synonyme du paradis terrestre n'était pas fait pour les nostalgiques ambitieux. C'était comme offrir une cage en or de quinze mètres carrés à une oiseaux qui n'avait en tête que la liberté.

La demoiselle lui fit ensuite savoir qu'elle n'avait pas véritablement besoin de lui. Svenn en lâcha un léger sourir moqueur qui effaca toute cette mélancolie dont il avait jusqu'à maintenant fait preuve. C'était dingue ce que le mal-être pouvait parfois vous rendre quelque peu riddicule en vous laissant débiter des sotises plus grosses que l'éléphant d'afrique. Il n'y avait pas deux minutes elle lui avait fait le numéro de la bête agonisante qui se traînait lamentablement et elle lui affirmait à l'instant qu'elle aurait pu se lançer dans cette escapade retour tout seule ? Le norvégien avait eu le bonheur de tomber sur une vrai comique !

- Disons que c'est pour remercier ton intuition féminine. dit-il d'une voix d'une neutralité cristalline.

Avec toutes ces paroles bien aimables qu'elle avait eu à son égard et qui même s'il ne le dévoilait pas lui faisait le plus grand bien, il lui devait bien ça ! Puis abandonner autrui au milieu d'une forêt avec une jambe quasi invalide n'était pas son genre. Le rénégat était trop humain pour s'oser à ce genre de choses. Ce serait sadique et il détestait le sadisme. C'était donc en bonne personne serviable qu'il parvint jusqu'au camp la demoiselle tenue dans les bras. La majeur partie de celui ci était vide, les rénégats devaient sûrement être partis à la chasse aux vivres. Pauvres édeniens...Quoi qu'il en soit, il allait certainement se faire remettre à sa place à l'arrivée de Marshall. Habituellement, celui ci l'enmenait avec lui puisqu'il le considérait comme son disciple. Une chance en moins de lui apprendre l'art de la barberie puisque celui avait subitement disparu dans les bois. Tant pis ! Il n'y avait rien d'autre à dire. Il déposa la jeune fille à terre près de l'abri servant d'infirmerie puis lui déposa un baiser sur la joue sans prévenir avant de quitter les lieux sans rien dire. Une façon comme une autre de la remercier de ses bonnes intentions bien qu'elles se retrouvaient être aussi maladroites que lui. Son addiction l'appellait.
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MessageSujet: Re: Hidden behind the trees [Svenn]   Mar 19 Aoû - 22:21

La jeune fille fronça les sourcils à ses paroles. Pour remercier son intuition féminine? Si seulement il savait pourquoi elle le trouvait différent des autres, il aurait certainement agi autrement. Sûrement se serait-il même enfui en courant, alors il fallait probablement profiter du fait qu'il lui disait ça. Elle se serra un peu plus dans les bras de Svenn, appuyant sa tête sur l'épaule du jeune homme. Son visage frôla les cheveux de celui-ci, mais elle fit comme si c'était accidentel et resta ainsi, comme si elle avait peur de tomber en fait. C'était étrange de se retrouver aussi près de Svenn. Elle n'avait jamais pu imaginer en fait que les choses seraient arrivées si simplement, si hasardeusement. À cause de sa stupide cheville, même si en fait elle se fichait bien de la cheville et même la remerciait-elle dans un certain sens. Sans cette cheville tordue, elle ne se serait certes pas retrouvé dans les bras de Svenn, le renégat mystérieux qu'elle observait en cachette depuis bien longtemps déjà en rougissant. Et maintenant, il la traînait au campement simplement pour la remercier de son intuition féminine. Le scénario était bizarre, mais elle n'irait pas s'en plaindre. Elle savourerait le moment en devinant qu'elle n'aurait pas souvent la chance d'être aussi proche du renégat en distance et bien entendu émotionnellement. Même s'il lui avait dit ses paroles avec un ton d'une neutralité exemplaire, pour Vanille, il venait d'allumer une petite flamme, cette lueur d'espoir qu'il fallait à l'adolescente qui fabulait bien souvent, tombant dans son monde comme un nuage masque souvent le soleil en passant. Pour tout dire, Vanille était assez lunatique.

"Oh."

Fut sa seule réponse. C'était parfaitement idiot, mais elle n'avait trouvé rien à dire et encore moins à faire. Qu'aurait pu-t-elle faire de toute façon dans cette position-là? Elle n'était certainement pas en état pour le remercier et de toute façon ne voyait pas comment faire. Sûrement qu'elle lui devrait une faveur un de ces jours, elle ne savait pas. De toute façon elle était prête à lui donner ciel et terre s'il s'agissait de Svenn. Mais ça, il ne le saurait jamais. Le regard bleu de la petite blonde s'assombrit alors qu'elle voyait qu'ils débouchaient bientôt sur le campement. Elle espérait ne croiser personne en chemin, encore moins Marshall. Elle ne voulait pas avoir à affronter sa présence avec Svenn autour, ou plutôt était-ce qu'elle ne voulait pas que Svenn le voie? Ou que Marshall voit Svenn avec elle? Elle ne savait pas, seulement la vision du renégat lui était désagréable et elle souhaitait simplement ne pas le voir. Heureusement ils ne le virent pas, seulement quelques autres qu'elle ne connaissait pas vraiment. Finalement, ils arrivèrent dans la tente qui servait d'infirmerie. C'est en rougissant à vue d'oeil qu'elle se laissa déposer par terre et quand elle sentit le visage de Svenn s'approcher du sien, elle vira au rouge, gênée par le geste. Le baiser sur sa joue faillit la faire mourir. Maintenant, elle avait chaud et souriait comme une idiote, un peu perturbée et égarée tout de même par le geste qu'il venait de faire. Le reste ne comptait plus, sa cheville ne comptait plus, il l'avait embrassé. Certes c'était sur la joue donc parfaitement innocent, mais pour elle c'était magique, merveilleux.

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