Eden, A New Beginning


 
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 Confrontation & Waterfront (Ethan)

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Vanille Cooper

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MessageSujet: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Mer 26 Mar - 0:57

Vanille avait décidé de sortir de sa cachette une nuit de plus cette semaine-là. Elle avait de plus en plus de difficulté à dormir et le temps passait terriblement lentement, comme si on l'avait arrêté uniquement pour déplaire plus à la jeune femme. Celle-ci s'en trouvait irritable, et elle s'était déjà prise quelque baffes pour sa conduite innapropriée. Pour tout résumer, elle ne sortait pas de sa coquille mais si l'on venait l'embêter sans raisons, elle faisait remarquer sa présence en beauté et repartait souvent avec une giffle ou un coup, mais généralement en retenant des larmes de colère. La petite blonde avait la désagréable impression que quelque chose se préparait, quelque chose qu'elle n'apprécierait pas. Mais elle s'imaginait trop de choses tout le temps, donc il valait mieux simplement oublier tout ça et faire comme si rien n'était. Elle tentait donc la plupart du temps de se maîtriser, mais n'y arrivait pratiquement jamais puisque tout le monde qui la croisait passait son temps à soit l'éviter (ce qu'elle chérissait le plus au monde: son invisibilité) ou bien à l'embêter, lui rappellant à quel point elle était une éternelle gamine et qu'elle ne servait à rien, qu'elle ne faisait que les encombrer. C'était un fait, Vanille ne servait à rien du tout et ne pouvait servir à rien du tout, mais Quentin l'avait tout de même prise parmis eux, ce qui prouvait qu'elle avait peut-être un petit quelque chose. Elle ne s'était pourtant jamais posé la question, préférant rester dans l'ignorance sur certains points, tant qu'elle savait qu'elle avait quelqu'un lui rappellant son père pour surveiller ses faits et gestes, elle était 'à l'aise' si on pouvait dire ça comme ça. En fait pour tout dire, la vérité était plutôt qu'elle arrivait à supporter le décor. Et si elle n'y arrivait soudainement plus, elle allait se cacher et épier Sven, ce qui la satisfaisait amplement. De cette façon, elle n'avait pas à lui parler ou si elle devait lui parler parce qu'il l'avait remarquée c'était très peu. Même si par moment elle aurait aimé avoir de grandes discussions avec lui, mais elle n'en aurait jamais eu le courage. Sven était beaucoup trop intelligent et l'impressionnait énormément. Elle l'idéalisait un peu, en quelque sorte, même s'il était détesté et manipulé de tous. Elle avait ce genre de réflexions assez souvent, d'ailleurs.

La jeune fille s'était dirigée vers la plage, loin du campement, cherchant à faire le moins de bruit possible. Certaines personnes étaient éveillées encore, malgré la noirceur remarquable de la nuit qui n'avait pas d'étoiles mais une simple lune. Elle avait décidé d'y aller simplement pour se laver, comme si elle espérait canaliser sa frustration, ce qui ne servirait bien entendu à rien. Elle avait emmené avec elle une simple serviette, jugeant que la nuit personne n'irait l'espionner. Après tout, il n'y avait absolument rien à voir. Et même s'il y avait eu quelque chose, elle doutait très fort qu'elle ait été la raison de l'observation. En matière de naïveté, la jeune fille était un modèle. Vanille arriva après quelques minutes de marche à destination, se pinçant les lèvres en touchant du bout des pieds à l'eau qui était plutôt froide. Tant pis, elle ferait avec. Elle déposa sa serviette dans le sable et se dévêtit en vitesse, entrant finalement dans l'eau. Tout allait plutôt bien jusqu'à ce qu'elle entende des bruits de pas. Elle ne voyait pas pourtant de qui il s'agissait, puisqu'il faisait trop noir, mais elle espéra secrètement que ce soit quelqu'un d'inconnu. Comme ça, elle n'aurait pas à donner d'explications.


"Qui est là?"

Demanda-t-elle, presque en criant, d'une voix incertaine.
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Ethan Matthews Fox
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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Mer 26 Mar - 3:16


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« L'amitié sans confiance, c'est une fleur sans parfum. »

Laure Conan


    L’échange d’information s’était bien déroulé, c’est le moins que l’on puisse dire. Quentin avait été des plus heureux d’apprendre qu’il y avait une faille dans le mur d’enceinte de la ville. Une information de premier choix. Malgré tout son amitié avec la petite Laurens avait son aventage. Il est vrai qu’il ne la trouvait pas désagréable, bien au contraire, mais en plus elle lui était très utile. Quentin n’avait pu s’empêcher de lui faire un laïus. Evidement qu’on avait besoin de lui. Et encore il avait ajouté quelques mots sur l’oncle de Ethan. Par moment le jeune homme trouvait cela énervant, comme s’il était trop idiot pour voir que Quentin essayait de le manipuler en lui rappelant son oncle. Pourquoi ne comprenait-il pas qu’il n’avait pas besoin de cela pour agir? Seule sa volonté inflexible comptait, et pas le reste. Il ne ressentait rien à propos de son oncle et lorsque Quentin insistait en chaque instant pour le lui rappeler, essayant de tirer à lui la couverture d’émotion du jeune homme, cela n’avait pour effet que de rendre Ethan nerveux. Il n’avait aucune envie que Quentin découvre à quel point Ethan se sentait supérieur à lui. Ce sentiment ne cessait d’augmenté depuis qu’il était en mission. Cependant ce sentiment n’était pas omniprésent, en fait, il diminuait à chaque seconde passée en présence de Quentin. Devant le charisme et l’intelligence de ce dernier, ce sentiment s’effaçait platement, et l’amitié qui les unissait reprenait le dessus. Quittant leur petite réunion qui avait été des plus concluante pour le clan des Renégats et des plus destructrices pour la ville de New Eden, Ethan avait l’esprit léger, et marchait d’un pas tranquille vers la plage.

    Une voix retentie. Ethan l’aurait reconnu entre mille. La belle et sauvage petite Vanille, la dernière arrivée des Renégats, et qui avait été durant presque deux mois sa meilleure amie et sa confidente. Il s’était sentit réellement proche d’elle, l’avait aimé, à sa manière, l’avait protégé, mais il ne lui avait pas confié son plan, ni sa mission. Trop dangereux. Et puis, qu’y avait-il de meilleur pour convaincre le clan tout entier de la trahison de Ethan que les larmes de Vanille et sa colère en sachant que celui qu’elle chérissait l’avait trahit? Partagé entre la peur de se retrouver face à ses responsabilités et la joie de retrouver celle qu’il avait tant aimé, Ethan se figea. Vanille aurait de quoi exploser. Au dernière nouvelle, elle devait le croire mort. C’était en tout cas ce à quoi Quentin devait s’être chargé. Le faire passer pour un traître puis le faire passer pour mort aux yeux du clan. Mais il n’en était rien. Et maintenant qu’il s’était fait remarqué, il était inutile de chercher à fuir. Il connaissait assez bien Vanille pour qu’elle se doute de quelque chose, et très probablement qu’elle se lance à sa poursuite. De plus, Ethan avait trop besoin de lui parler, de tout lui dire, de tout lui révéler.


    « Vanille... » les mots s’étouffèrent dans sa gorge.

    La revoir, c’était quelque chose auquel il ne s’était pas préparer. Il avait cru que ça serait facile, durant quelques instants il l’avait cru des plus sérieusement. Une boule se forma dans sa gorge, une boule douloureuse. Vanille...
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Vanille Cooper

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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Jeu 27 Mar - 2:02

Le jeune homme se rapprochait de la plage, se montrant finalement sous le reflet de la lune qui éclairait un peu le terrain. Elle le reconnu presque aussitôt, se sentant soudainement mal à l'aise et tenta de se couvrir tant bien que mal dans l'eau, même s'il ne devait pas réellement la voir, mais ce fut son seul réflexe avant que les informations ne se rendent à son cerveau. Les larmes roulèrent sur ses joues, comme un automatisme, et Vanille explosa en entendant son nom sortir des lèvres de l'ancien renégat. Il avait trahi ses alliés, était parti pour toujours. Il l'avait laissée toute seule, après tous les secrets qu'elle lui avait confié, toutes les choses qu'ils avaient fait. Elle lui avait donné sa confiance, ce qui n'arrivait que très peu avec Vanille, et lui... Il était parti, sans dire un mot. Quentin avait simplement dit qu'il ne faisait plus partie des leurs, que l'on pouvait le considérer comme mort. Les morts ne revenaient pas à la surface, d'après la jeune fille. Ils ne se pointaient pas devant vous la nuit, l'air béat ou elle ne savait quoi. Vanille laissa échapper un hoquet, n'arrivant pas à dire un mot. De toute façon, les mots n'auraient servis à rien. Elle lui en voulait tout simplement, était furieuse et à la fois terriblement triste. Il se tenait devant elle alors qu'elle avait attendu tellement longtemps, se disant qu'il reviendrait peut-être s'excuser. Il ne l'avait pas fait, Vanille s'était donc faite une raison et avait tenté de l'oublier, cicatriser. Les renégats l'avaient traîtée de pleurnicharde, s'étaient maintes fois agacés au début, mais Vanille s'était confortée dans son silence, restant de plus en plus à l'écart, recommençant à sauter les repas. C'était comme si elle avait perdu une deuxième fois ses parents. Mais en pire, car cette fois-ci elle en avait réellement conscience.

La jeune fille sortit de l'eau avec lenteur, attrappant parcontre sa serviette avec une rapidité presque surréaliste, et la noua autour de sa taille, cachant son corps, regrettant soudainement de ne pas avoir de bikini. Elle n'avait jamais vu l'utilité, se baignant rarement et uniquement en sous-vêtements. Elle marcha rapidement, comme si elle avait peur qu'il soit une hallucination, comme si elle avait peur qu'il ne s'en aille et ne la laisse toute seule. Elle détestait ce sentiment qui s'emparait d'elle. Un mélange de tristesse et d'assurance. Elle pouvait parler en toute liberté avec lui, même s'il n'était plus des leurs. Il restait Ethan, et Vanille ne pouvait se résoudre à le détester totalement. Elle approcha de lui, tremblant légèrement, les sourcils froncés. Elle allait craquer et il ne lui avait même pas encore parlé. Elle murmura, du bout des lèvres, plongeant son regard perçant dans celui qui faisait comme un miroir dans le sien, les larmes coulant maintenant sur ses joues. Elle lui en voulait, elle lui en voudrait probablement toujours. Elle avala sa salive et trembla, avant de le frapper sur le torse à défaut de pouvoir le giffler.Elle eut envie de crier sur lui, de l'engueuler et de lui piquer une de ses crises dignes d'une enfant gâtée, mais elle réussit avec peine à articuler une simple petite phrase, se contentant de regarder le jeune homme devant elle avec une tristesse dévastante.


"Qu'est-ce que tu fais là?"

Elle ne savait pas réellement si elle devait le haïr ou l'aimer parce qu'il était là devant elle, mais la jeune fille se glissa dans ses bras, sans se soucier du fait qu'elle n'avait pas pris la peine de s'habiller et qu'une simple serviette la vêtait. Vanille enfouit son visage contre le torse d'Ethan, éclatant en sanglots presque innaudibles, gémissant des paroles au sens incompréhensible, tant elles étaient entre-coupées dans ses sanglots et surtout ne coordonnaient pas avec ses gestes. La jeune fille tentait d'exprimer deux choses à la fois, tentant de paraître fâchée par ses mots alors qu'au contraire, elle était plus qu'heureuse de le revoir, même si les circonstances auraient pu être plus favorables.

"Pourquoi tu m'as laissée tomber?! Je te déteste. Tu ne peux même pas imaginer comment j'ai eu de la difficulté à comprendre. Tu m'as laissée tomber, Ethan. Tu n'es qu'un égoïste. Je te déteste. Vraiment beaucoup."

Elle avait précisé le 'vraiment beaucoup' avec claireté parmis son fouillis de paroles et la petite tête blonde tremblait toujours, les cheveux mouillés dégoulinant sur ses épaules. Elle resserrait de temps en temps le bout de tissu qui lui servait de vêtement, son visage ne quittant pas Ethan, mais elle ne le regardait pas, restant simplement contre lui à pleurer. Elle finit par se calmer, toutefois, et prit une grande respiration. La jeune fille recula et lui jeta un regard noir, le gifflant avec force, sur la pointe des pieds. Vanille retourna vers l'eau, ou plutôt vers ses vêtements, et se tourna face à l'eau pour revêtir un haut long et ample. Elle enfila en vitesse ses sous-vêtements, profitant que son t-shirt soit ample pour se cacher un peu, puis enfila des shorts, elles aussi trop grandes pour elle. Il était plutôt rare que la jeune femme trouve des vêtements à sa taille, de toute façon. Elle se tourna une dernière fois vers Ethan, l'air désolée.
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Ethan Matthews Fox
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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Ven 28 Mar - 3:18

Un prénom si exotique... Vanille. La première fois qu’il l’avait entendu, il n’avait pas tout de suite compris. La première fois qu’il l’avait vu, il n’avait pas non plus immédiatement saisit. Une jolie blondinette, plutôt mignone mais qui n’avait absolument pas l’air méchante. En fait, il avait été presque saisit par la différence entre son tempérament et son apparence. Vanille... elle semblait furieuse. On le serait à moins. Il l’avait trahit. Il n’y avait pas d’autre mot, mais il sentait que pour elle, ce mot n’était pas assez fort pour exprimer ce qu’elle ressentait. Son regard balaya le visage souillé par les larmes et il eut mal à en vomir. Elle avait dû tant souffrir. Lui n’avait pas essayé d’y penser. Il avait su dès le départ que le plan ne fonctionnerait que si Vanille le croyait traître, le croyait mort, que si elle versait ses larmes. C’était le prix à payer. Que la seule personne en qui il avait réellement confiance, que la seule personne qu’il aime, se mette à le détester, que la simple évocation de son nom lui donne envie de tuer, un prix cruel. Mais il avait fallut le payer. Aussi dur cela avait été, il avait fallut le payer. Rien ne serait plus dur, que de savoir qu’elle le haïrait, qu’une fois ses larmes séchée sa colère remontrerait en flèche. Et y songer ne donnait que plus de valeur à son sacrifice. Vanille... il n’avait plus réellement songé à elle. Pas depuis ces 3 derniers mois. Non pas qu’il eut essayer de l’effacer de sa mémoire, mais que ce souvenir étant tant douloureux qu’il n’avait voulu en user.

La colère qui était en elle resurgit comme une vague, comme un coup de poing frappant Ethan en plein visage. Mais c’était pire que cela, pire que la colère d’une femme trahie, c’était pire que le simple fait de faire pleurer quelqu’un qui vous aime. Car soudainement, il se souvenait de tout. Ces moments passés ensemble, ces combats à l’unisson, les feux en plein désert collés l’un à l’autre pour ne pas avoir froid et pourtant, ces moments restaient purs à tout jamais, car ils n’étaient pas devenus amants, jamais il n’avait prolongé son contact avec la jeune femme pour y chercher la chaleur d’un corps féminin et jamais elle n’avait cherché ses lèvres pour y déposer un baiser, l’amitié pure et forte était le seul lien les unissant et il était bien plus fort que tout amour passionnel. Non seulement il s’en souvenait, mais avec douleur, il réalisait qu’il avait perdu tout cela. Ce fameux plan pour mettre Eden en ruine valait-il ce sacrifice? La destruction de New Eden valait-il les larmes de Vanilles? Elle le frappait et Ethan restait de marbre. Il savait si bien faire cela. Ne pas pleurer. Ne pas montrer ses émotions. Ne pas faiblir. Il l’avait enseigné à Vanille. Mais elle ne pouvait pas. Pas avec lui. Pas après ce qu’il lui avait fait. Oh cruelle destinée. Il avait préféré servir Quentin. Et elle en avait payé le prix.


« Je suis désolé... » fit-il simplement.

Ethan se sentait idiot de lui offrir que ces simples mots comme réconfort. Il sentait qu’elle allait le frapper. Doucement il ferma les yeux, mais ce qu’elle fit l’étonna. Lui démontra qu’à jamais et toujours, Vanille le surprendrait. Que malgré ce qu’il avait osé lui faire, malgré le prix qu’il lui avait demandé de payer pour que sa vanité soit servie, elle resterait à jamais Vanille, cette fille qu’il aimait tant, et que toujours, en son coeur, il chérirait. S’enfouissant dans ses bras ouvert, elle se nicha contre son torse. Vanille... Doucement, il posa sa main sur l’épaule de la jeune femme, tandis que l’autre hésitait à caresser les cheveux de la jeune femme. Elle avait le droit de le giffler, de le rouer de coup, elle avait tout les droits en ce qui le concernait. Ethan avait été si cruel avec elle. Il s’était servit d’elle. Et il n’avait rien d’autre à lui offrir que ces quelques mots, qu’il répétait sans pouvoir s’arrêter, comme muer de folie.


« Désolé... Vanille... je suis désolé... Désolé... »

Après le chagrin la haine, mais les deux se mélangeaient si facilement. Vanille n’avait rien accepté. Elle avait simplement avalé. Forcée très probablement par Quentin qui ne manquait pas de ressources à ce propos. Il avait eut besoin des larmes de Vanille et les avait obtenue. Se sentait-il heureux à présent? Certainement pas. Vanille avait souffert pour qu’il excecute son fameux plan. Et que lui offrait-il en échange? De la peine, de la colère et de la rancoeur. Seul les bras de Sven aurait pu soigner cette colère, apaiser cette peine, et redonner vie à ce pauvre petit coeur. Mais connaissant Vanille, il se doutait que aussi doux serait ces bras, ils ne seraient rien comparés à la trahison qu’elle avait subit. Se détachant de lui, elle le fixa d’un regard plein de colère. Puis le gifla avec force puis se tourna vers ses affaires. Ethan resta immobile puis il s’avança, l’air faible, détruit. Il ne lui restait tout d’un coup plus rien en dehors de son pauvre orgueil.

« Vanille... je regrettes. Je t’ai blessé... si j’avais pu faire autrement. »
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Vanille Cooper

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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Ven 28 Mar - 4:29

Les excuses ne servaient à rien, Ethan aurait dû le savoir. Elle même en usait trop souvent et ce mot n'était qu'un échappatoire à ses yeux. Elle s'excusait tout le temps, pour toutes les raisons du monde, pour qu'on la laisse tranquille. Pourquoi donc aurait-il fallu qu'elle croit que lui était sincère? La jeune femme ne s'était jamais arrêtée de pleurer malgré les excuses vaines qui lui étaient adressées. Elle ne voulait pas se faire avoir par lui. Il lui avait fait mal, et il devait le savoir. Il devait regretter, payer pour ce qu'il lui avait fait subir. Pourtant, tout le monde savait que Vanille Cooper ne pouvait pas affronter les gens qui étaient pour elle 'plus hauts placés' . Elle avait une sainte peur de l'autorité, et voyait toujours Ethan comme un saint. Comme un grand frère qu'elle n'aurait jamais eu. C'était Ethan, tout simplement lui. Elle l'avait idolâtré, maintenant elle le détestait. Elle ferma les yeux, écoutant ce qu'il disait. Il l'avait blessée? Elle le savait déjà. Tout son âme en souffrait encore. Elle n'avait pas trouvé de baume à ses plaies toujours béantes aujourd'hui après qu'elle l'ait revu, sauf rester toute seule et se fermer aux autres, comme avant de faire sa connaissance. La vie était différente sans Ethan, pour Vanille. On pouvait le voir au léger amaigrissement de la jeune femme qui n'était pas des plus énormes au monde dès le début, et dans le regard embrouillé et baigné de larmes qui coulaient sur les joues de la petite blondinette. Elle le voyait qui s'approchait d'elle, elle ne bougea pas, attendant son verdict final. Elle entendit les derniers mots et sa voix s'étrangla dans sa gorge lorsqu'elle tenta de prendre la parole.

Il n'avait pas eu d'autres choix? Il n'avait pas pu faire autrement? Qu'est-ce que tout cela signifiait, qu'il avait conclu un marché? Qu'elle était un test, un appât? Qu'il lui avait menti tout ce temps? Toutes ces questions fusèrent dans l'esprit où de nombreuses lueurs enfantines brillaient encore malgré les dix-huit ans de Vanille. Son estomac lui faisait mal, comme si on lui donnait d'énormes coups. Son sang battait dans ses tempes, elle devenait rouge de colère. Il était rare que Vanille ne perde patience, mais ce soir-là, tout ce qu'elle avait accumulé. Les insultes à son égard, les moqueries, les regards lourds, sa propre impuissance, tout ça se mêlait à cette colère qui grondait, ce sentiment horrible de s'être faite trahie. Elle voulu se vanger, sans plus y penser Vanille poussa un cri, furieuse, et se précipita sur Ethan, le jetant sur le sol sans se préoccuper de ce qu'il pourrait faire à la suite. Elle le frappa plusieurs fois sur le torse avec une force dont on aurait douté si on ne connaissait pas Vanille comme Ethan la connaissait, et les larmes coulant toujour sur ses joues, elle respirait lourdement, frappant de toutes ses forces là où elle le pouvait, le surmontant de toute son corps, se fichant bien du fait qu'il riposterait sans doute. Elle n'avait pas d'arme. Elle avait simplement ses poings, ses ongles et ses dents. Elle frappait donc, pleurant comme si elle devait pleurer toutes les larmes de son corps, jusqu'à ce qu'elle sente ses poings lui faire mal. Elle plongea ses yeux bleus rougis par la tristesse dans ceux du traître, puis Vanille recommenca, toujours aussi furieuse, toujours autant vindicative. Voulant lui prouver qu'elle n'avait pas aimé, qu'il n'avait pas le droit de la traîter ainsi et qu'elle ne se laisserait pas faire encore. Vanille déglutit finalement, haletante, les poings rougis par les coups. En sanglottant, parlant avec une toute petite voix, son visage appuyé sous le monton d'Ethan, elle articula:


"Tu aurais pu faire autrement. Tu aurais pu m'avertir que tu partais. Je serais partie avec toi."

C'était facile à dire, bien entendu, et elle ne connaissait pas le fond de l'histoire donc pouvait prétendre ce genre de choses. Elle serait probablement partie avec lui, il en était certain, mais il aurait probablement dû la traîner de force pour qu'elle se décide à laisser tomber Quentin. Vanille pourtant semblait convaincue qu'elle aurait pu venir. Avec cette naïveté qu'ont les enfants, elle semblait croire que tout était possible. Elle semblait d'ailleurs se calmer peu à peu, et se serrant contre son ami qu'elle avait longtemps cru mort, cet ami qui était parti, la laissant seule pour toujours. C'était réconfortant, même si elle lui en voulait à mourir, même si c'était en partie sa faute si elle était tant coupée du monde extérieur à nouveau. Les renégats l'avaient toujours haïe, même du temps où il était là, mais au moins, ils n'en faisaient pas montre devant Ethan. Maintenant, ce semblant de pacifisme était révolu. Le fait qu'il se trouvait là parcontre pourrait peut-être changer quelque chose... Elle ferma les yeux un instant, prenant sa main dans la sienne, nouant ses doigts aux siens avant d'en approcher son visage. Elle fixa ses doigts un instants, les larmes se remettant à couler. Elle détacha ses doigts des siens, se serrant un peu plus contre le corps qu'elle avait frappé sans grandes préoccupations quelques minutes plus tôt. Elle le regarda un moment dans les yeux une nouvelle fois avant d'enfouir son visage près du sien, dans le sable. Elle soupira, murmurant ensuite:

"Pourquoi est-ce que tu m'as laissée toute seule."

Elle sembla calme un instant, restant contre lui, ayant maintenant l'espoir qu'il ne repartirait pas, ou pas sans lui dire où il allait, et pourquoi il y allait. Vanille finit parcontre par se relever, aidant Ethan à faire de même, puis alla s'assoir, trempant ses pieds dans l'eau froide. Elle regardait maintenant l'eau, pensive, se disant qu'il ne répondrait probablement jamais car Ethan était Ethan, et qu'il tenait à ses secrets. Il ne connaissait pas son histoire à elle non plus, parce que la jeune fille ne la connaissait pas beaucoup elle-même. Elle connaissait simplement quelques petites choses, mais c'était lui qui lui avait appris beaucoup de ce qu'elle savait aujourd'hui. Une larme coula sur sa joue. Elle ne voulait pas le perdre une deuxième fois, maintenant.
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Ethan Matthews Fox
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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Lun 31 Mar - 0:12

    Le jeune homme semblait incapable de dire autre chose que désolé, que de répéter ce mot tant de fois qu’il en perdait son sens. Vanille ne pouvait pas lui pardonner parce qu’il ne cessait de dire qu’il était désolé, le pourrait-elle s’il trouvait les mots justes ? Pas certain. Et il se trouvait très probablement qu’elle n’espérait pas lui pardonner, qu’elle voulait seulement qu’il disparaisse. La manière dont elle le fixait, avec ce mélange de tristesse et de colère fendait en deux le cœur du jeune homme. Comment oublier à quel point elle l’aimait et à quel point ils étaient proche ? Bien plus que deux amis, bien plus que deux amants, on aurait dit un frère et une sœur tant ils étaient complice. Et il avait tout fichu en l’air. Parce qu’il avait envie d’action, parce que Quentin l’avait pris par les sentiments, non à vrai dire, il l’avait prit par le seul point fragile chez le jeune homme, par son orgueil. Tout autre chose n’aurait fonctionner, pas avec un esprit aussi clairvoyant, aussi brillant et aussi froid. Mais l’orgueil du jeune homme… c’était facile à jouer. Et Ethan avait foncé. Oh, Quentin n’était pas responsable des pleurs de Vanille, après tout l’idée venait même de Ethan. Pourquoi n’avait-il songé à tout cela qu’avec son orgueil et non avec son âme, avec son cœur ? Peut-être parce qu’il n’en avait plus, ni cœur, ni âme.

    S’approchant d’elle, il la fixa dans les yeux. Allait-elle le repousser et se mettre à courir ou allait-elle l’écouter, à moins qu’elle ne choisisse la force des armes… Une boule se formait dans la gorge du jeune homme. Il doutait à présent. Avait-il fait le bon choix ? Oui, évidemment. Il avait tout planifié, tout était fait en sorte que le plan fonctionne, pour qu’il n’y ai pas de raté. D’abord les rumeurs de trahison au sein du clan, puis le passage à tabac, la version officielle pour les renégats faite par Quentin et Ethan de son côté qui en mijotait une pour les habitants de New Eden. Le piège s’était refermé tellement vite. Ethan n’avait pas vu le contre coup venir. Coincé à New Eden, il devait jouer un rôle, oh il n’était pas mauvais du tout, mais il restait des septique, notamment le leader des traqueurs. Et ça n’était pas le moment de tout foutre en l’air. Les larmes de Vanille… il avait lui-même proposé l’idée à Quentin. L’esprit enfiévré par ce plan, il n’avait pas envisagé les conséquences. Disons plutôt qu’il les avait fuit, loin, aussi loin que possible, à New Eden.

    Soudainement, elle fit son choix. Se jetant sur lui, elle le mit à terre en moins de deux. Il faut dire que non seulement Ethan ne s’était plus battu contre quiconque depuis quatre mois, mais qu’en plus il était brisé par la vision de Vanille pleurant. La jeune femme se mit à le rouer de coup. Elle frappait de toute ses forces au point de s’en faire mal. Ethan la laissa faire, il n’avait pas d’armes, pas de force, pas le courage de l’arrêter. Pleurant, frappant, puis s’arrêtant pour sangloter, elle laissa assez de marge au jeune homme pour qu’il lui saisisse les poignet assez fermement pour qu’elle ne puisse plus bouger et encore moins le frapper. Puis il se redressa en la repoussant légèrement, mais en la tenant toujours aussi fermement.


    « Ah oui, c’est vraiment ce que tu aurais voulu ? » fit-il légèrement agacé. « Tu crois que c’est plus simple de l’autre côté ? A faire semblant d’être gentil, à mentir tout le temps et à tout faire pour ne pas finir sur une potence ? »

    Ethan allait se relever pour continuer son discourt, mais il la vit chanceler un peu, comme si elle perdait toutes ses forces et son énergie. Ethan la regarda un peu attristé. Oui, elle serait venue avec lui, les yeux fermés. C’est certain. Mais non seulement Quentin n’aurait pas laissé Vanille partir, pas plus que Sven, mais en plus Ethan n’aurait pas voulu qu’elle encourt les mêmes risques que lui. De toute manière, il ne voyait pas comment il aurait pu établir un plan pour deux personnes. Cela aurait été bien plus compliqué à mettre en place. Et puis, aucun Renégat n’était tombé amoureux de lui, alors qu’elle, elle avait Sven. Mais au lieu de l’oublier bien gentiment dans les bras de Sven, elle avait souffert. Cruel Ethan qui avait laissé faire cela. La laissant se blottir contre lui, Ethan libéra les poignets de son amie et posa ses bras autour d’elle. Un profond soupir s’échappa de ses lèvres entrouverte. S’il avait pu il l’aurait emmené avec lui, mais il lui apparaissait plus que jamais qu’elle ne pouvait pas venir avec lui, c’était impossible. Vanille pris sa main dans la sienne et le cœur de Ethan se serra au point de cesser de battre. Il avait si mal en la regardant, si mal à l’idée qu’elle ait souffert, si mal… qu’il avait des difficultés à respirer, à la fixer sans que ses yeux deviennent douloureux à force d’avoir envie de pleurer mais de n’avoir aucune larme à verser.

    « Tu n’es pas seule, tu as le clan, tu as Quentin, et tu as Sven. »

    Il lui caressa doucement les cheveux, observant ce visage qu’il connaissait par cœur. Elle lui avait manqué, c’était certain. Doucement, elle se releva. Ethan l’observa en souriant doucement. Elle semblait reprendre un peu de force. Avait-elle décidé de lui pardonner ou savait-elle déjà que ce moment serait court entre eux et qu’il fallait en profiter. Elle n’avait pas demandé pourquoi, elle n’avait pas demandé ce qu’il avait fait, elle n’avait pas exigé de détail, déjà elle comprenait. Vanille avait toujours compris avant les autres. Il la suivit, les pieds dans l’eau. Sentir ce contact froid était une bonne chose. Elle lui tenait la main et ne la lâchait plus comme si elle ne voulait pas qu’il s’en aille, qu’il disparaisse à nouveau.
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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Lun 31 Mar - 5:22

Il prétendait que c'était plus difficile de l'autre côté, du moins c'était ce que Vanille comprit. Il n'avait pas le droit de lui dire ça, pas à elle. Il n'avait pas le droit de lui dire que sa vie était simple, puisque Vanille vivait l'Enfer dans son propre clan. Et tout était de la faute d'Ethan. S'il avait toujours été là, s'il était resté, elle aurait peut-être été respectée. La jeune fille était un agneau, un véritable petit ange. Elle ne faisait jamais rien de mal, avait en horreur ce qui n'était pas bien, tout ça c'était sans lui. Il lui donnait la force en quelque sorte de faire ressortir tout ce goût de la guerre, de la violence qui était enfouie en elle. Elle faisait ressortir cette violence et cette haine en larmes et en sanglots à présent, insultée à gauche et à droite par quiconque l'entendait pleurer. Les renégats ne pouvaient pas avoir de sentiments. Elle encore moins, puisqu'elle n'avait jamais fait ses preuves, ou du moins jamais devant autre public qu'Ethan. Il était le seul qui aurait pu sauver sa face. Malheureusement, la jeune fille avait perdu son seul appui lorsqu'il était parti. Et maintenant, il venait dire qu'elle avait la vie facile? La jeune fille aurait souhaité qu'il voit. Qu'il réalise à quel point elle souffrait par sa faute. Elle s'était laissée cajolée dans ses bras, mais son esprit remuait ses paroles qui lui faisaient l'effet d'un coup qu'elle aurait reçu en plein visage. Il lui avait fait si mal, mais elle devait le pardonner, puisqu'elle n'avait que lui elle devrait faire avec. Qu'il l'ait trahie ou pas, il était le seul qui avait de la considération pour Vanille.

Elle ne prit conscience de ses derniers mots qu'une fois qu'ils furent tous les deux dans l'eau. Elle l'avait laissé caresser ses cheveux, geste affectueux qu'elle le laissait faire à sa guise et qui lui avait manqué. Il lui était arrivé de tomber dans la lune le soir et lorsque le vent effleurait ses cheveux, elle s'était imaginé qu'il était revenu. Et il n'était pas revenu. À chaque fois, c'était une douloureuse défaite.
Vanille réalisa ses paroles et serra sa main dans celle d'Ethan avec force, comme si elle avait encore plus peur qu'il ne s'en aille. Ses mots lui semblaient comme une phrase que l'on dit pour convaincre un enfant de retourner à la maternelle. Elle n'aimait pas le clan, s'y tapissait uniquement pour ne pas rester toute seule, Quentin n'était pas pour elle quelqu'un qui pouvait se montrer appréciable et Sven était Sven. On ne pouvait pas comparer ce genre de choses, et elle savait qu'Ethan ne le réalisait pas. Contrairement à elle, pour lui les choses avaient toujours semblé si faciles. Il avait toujours été débrouillard, avait eu du courage et du front, était capable de faire face à tout. Il était en quelque sorte une divinité qu'elle vénérait. Sans Ethan, Vanille avait erré dans le néant. Elle serra un peu plus sa main, à s'en faire mal, puis se glissa dans ses bras de peur qu'il ne décide de s'en aller tout de même.


"Ce n'est pas la même chose, Ethan. Le clan...Tu les verrais, ils ne m'aiment pas. Ils sont trop violents pour moi. Quentin me fait peur et Sven... C'est compliqué. Si tu étais resté, tu aurais vu toi aussi."

Elle se mit sur la pointe des pieds, plongeant son regard dans celui d'Ethan, n'ayant pour une fois pas la crainte et le besoin de regarder ailleurs. Elle murmura, tout près de son visage, pour être certaine qu'il comprenne ce qu'elle voulait lui dire, l'air bien différente qu'à l'habitude. Un air réellement effrayé, qui semblait craindre qu'il parte comme si le résultat serait qu'elle en mourrait, carrément.

"Ne me laisse pas toute seule ici encore, s'il te plaît."
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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Sam 5 Avr - 3:15

    Ethan ne pouvait savoir ce qu’avait vécu Vanille sans lui, il ne pouvait savoir ce que celui lui avait causé comme mal d’imaginer un instant que l’homme en qui elle avait confiance, que l’homme en qui elle confiait le moindre de ses maux, que l’homme contre qui elle pouvait s’appuyer en toute circonstance l’avait trahit, elle, et le clan tout entier et qu’en plus, il était mort, partit sans qu’elle puisse réellement lui en vouloir, on ne peut jamais en vouloir à un mort. Il était bien placé pour le savoir. Lorsque Kathy s’en était en allé, ni lui ni Julien n’avait pu lui en vouloir, alors ils s’étaient mis à s’ignorer, à se détester, à haïr ce qu’ils devenaient l’un et l’autre sans elle, à s’en vouloir à eux-mêmes d’être encore en vie. Vanille s’était-elle haït pour avoir survécu à Ethan, cet ami qui savait tout d’elle, avait-elle regretté de ne pas avoir pu empêcher sa mort ? Inévitablement. Ces sentiments étaient humains. Même un Renégat était capable de les ressentir. Même un homme aussi hautin et dégagé des sentiments de la vie comme lui les ressentait. Non, il ne pouvait le savoir puisqu’il avait pris sa décision en fonction des larmes de Vanille. C’était comme s’il l’avait lui-même poignardé en plein cœur pour obtenir ses larmes. Il avait agit par orgueil et vanité. Détruire Eden, détruire l’espoir surgit au milieu du désert, rasé tout cela. La seule qui avait payé le prix, c’était Vanille. Lui, il avait son plan, lui, il avait les nouveaux amis qu’il s’était fait pour que son plan diabolique fonctionne, lui, il avait son orgueil qui subsistait lorsque plus rien n’existait. Mais elle… il lui avait offert son cœur, il lui avait offert une amitié inhabituelle entre deux êtres solitaires, et il lui avait tout enlevé… cela avait été aussi cruel qu’arracher un cœur encore battant. Il sentait la chaleur de ce cœur dans sa main. Une main qu’il referma et serra. Ses ongles s’enfoncèrent dans sa chair. Peu importait, il ne ressentirait jamais la douleur qu’elle avait ressentit.

    Vanille… elle lui tenait encore la main. Comment pouvait-elle supporter ce simple contact ? Après tout ce qu’il avait osé lui faire… elle aurait dû lui arracher les yeux à mains nues, elle aurait dû hurler sa colère et sa haine. Mais Vanille n’agissait jamais ainsi. Il était bien placé pour le savoir. De toutes les fois où elle avait exprimé sa colère avec des mots simples et un regard dans le vide, il s’en souvenait assez bien pour le savoir. Elle n’était pas comme les autres. Les Renégats noyaient leur chagrin et leur haine dans le sang et la violence, mais pas Vanille. Lorsqu’elle tuait froidement une victime, il n’y avait ni haine ni colère dans son regard, il y avait seulement le silence, un silence gênant et étrange. Il l’avait aimé pour cela. Une silhouette, une ombre, voilà ce qu’elle était lorsqu’elle commettait les pires atrocités avec tant de simplicité et d’humilité. Nul ricanement diabolique et tellement ringard. Aimait-elle tuer ? Il n’avait jamais réussit à le savoir. Vanille aimait son clan, mais aimait-elle vraiment ce qu’elle faisait pour son clan, au nom de son clan. Sa confiance en lui, en Quentin, en Sven et en tout les autres la poussait-elle à agir ainsi alors que ça n’était pas sa volonté ? L’eau glissait contre sa peau sans qu’il s’en rende réellement compte. Ses pensées étaient à milles lieux, fouillant dans ses souvenirs d’instants complices en compagnie de la belle Vanille. Comme toujours, il était là, présent, et en même temps absent.

    C’est elle, encore une fois, qui le ramena à la réalité, comme elle l’avait toujours fait. Présente, jamais absente. Bien que son regard eut été des fois dans le vide, il y avait toujours sa main dans la sienne. Vanille parlait peu, mais elle savait se montrer si présente pour lui. Lorsqu’ils étaient amis, s’ils ne l’étaient plus, elle avait toujours été là pour le ramener à la réalité. Si seulement elle avait su pour le plan, si seulement il n’avait pas ressentit ce besoin ignoble de la faire pleurer… Avait-il vraiment cru qu’elle ne l’aimerait pas assez pour cela ? Avait-il voulu éprouver son amour pour lui ? Si c’était le cas, c’était le pire des tests qu’on puisse faire. Un amour ne se calcule pas aux nombres de larmes. Vanille ne pouvait pas lui pardonner. Ethan le lui refuserait. A présent qu’il réalisait pleinement combien il avait pu la faire souffrir, pas parce qu’il savait, mais parce qu’entre eux il n’y avait jamais eut besoin de parole, et qu’à la voir, il savait, il comprenait. Avant la vision de Vanille l’apaisait, le rendait heureux, mais aujourd’hui… il en devenait nerveux, nostalgique et malheureux. Cela était inhabituel pour lui. Faire souffrir les autres était pourtant dans ses habitudes. Pas le remord. Pas le regret. Mais Vanille n’était pas n’importe qui. La sentant glisser, il la prit dans ses bras. Comment pouvait-elle supporter son contact, son regard sur elle ? Lui, espérait qu’une chose, que ce contact durerait le plus longtemps possible. Puisse-tu me pardonner…


    « Non, tu te trompes sur toi-même. Tu n’as jamais eu besoin de moi. Je te connais, je sais ce qu’il y a au fond de toi. Tu doutes, mais tu es forte. Plus forte que je ne le serais jamais. Tu as survécu à tant de chose, et tu prouve tout les jours ta force. Ca n’est pas parce que tu peux pleurer que tu ne mérites pas ta place parmi eux. »

    Au contraire. Elle avait pleinement sa place parmi les Renégats. Parce qu’elle ne se laissait pas envahir par sa colère, par sa frustration, par sa haine, parce qu’elle avait cet esprit lucide que peu avait, parce qu’elle avait cette part d’humanité en elle qui à jamais brillerait, elle était unique, un bijou pour le clan. Et Ethan n’était pas le seul à le penser. Pensait-elle que Quentin serait si gentil avec elle s’il la trouvait inutile, s’il ne pensait pas qu’elle était à sa place, s’il la trouvait trop humaine à son goût ? Non, elle avait toujours eu sa place. Mais la question restait en suspens, aimait-elle ce qu’elle faisait pour le clan, aimait-elle cette violence ? Quelque soit les avis des autres Renégats, cela ne comptait pas. Elle n’y avait jamais prêté attention avant. Ce qu’il lui avait fait, l’avait véritablement affaiblit. Mais il ne doutait pas d’elle, ni de sa force ni de ses capacités de Renégate, et elle ne devait pas douter, pas maintenant, pas parce qu’il était de retour. Il ne pouvait pas lui donner sa force, il ne pouvait pas l’emmener avec lui, et elle ne pourrait le comprendre. Pas maintenant, pas en cet instant, pas dans ses bras, s’accrochant à lui avec la force du désespoir. Je suis vraiment désolé, Vanille… j’aurais aimé… qu’il en soit autrement. Elle s’approcha de lui, si proche, qu’il en trembla, qu’il eut peur, peur pour elle, peur de ce qu’il arriverait par la suite, peur qu’elle ne lui pose cette question qui franchit ses lèvres si fines et si douces. Les forces du jeune homme le quittaient. Elle ne pouvait comprendre. Pourtant, il ne savait comment lui expliquer… les mots ne semblaient pas assez fort. Pas assez fort pour elle.

    « Vanille… je ne peux pas… tu dois me laisser partir. » sa voix s’éteignit dans sa gorge.

    [hj: *sort le paquet de mouchoir*]
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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Sam 5 Avr - 7:38

Lorsque Vanille avait fait la rencontre d'Ethan, pas une rencontre comme ça au hasard mais une véritable rencontre, là où ils avaient réellement discuté, elle s'était d'abord sentie mal à l'aise. Comme s'il la connaissait bien, peut-être un peu trop bien, et qu'il essayait de lire en elle. La jeune fille pourtant n'avait pas sorti ses défenses et ne s'était pas cachée dans sa coquille, puisqu'il l'avait déjà trouvée. Elle l'avait presque tout de suite apprécier, autant qu'il l'intimidait au début. Puis ce fut une forme différente d'adoration, par la suite, lorsqu'elle lui accorda son entière confiance. Elle lui donna tout, ou presque tout. Ce qui était possible de donner au meilleur des amis, au frère le plus apprécié. Elle n'avait plus compté et avait eu cette impression de vivre. C'était beau, comme une enfance qu'elle n'avait jamais véritablement consommé avec son père qui la traîtait comme un robot et les rues qui ne vous montraient que des ennemis ou des figures invisibles qui disparaissaient petit à petit dans la foule. Elle avait vécu durant un long moment toute seule, sans ne jamais s'attacher à qui que ce soit, parce que personne ne semblait remarquer qu'elle était là ou ne voulait le remarquer. Ethan, lui, l'avait vue. Ethan s'était occupé d'elle, lui avait appris à vivre. L'époque d'Ethan, c'était comme si elle s'était réveillé d'un cauchemard, et qu'on venait la rassurer. Elle lui avait ouvert son coeur parce qu'elle en ressentait le besoin, et sans s'en douter avait peut-être rétabli le sien. Vanille avait tout donné, avait confié les moindres de ses secrets, sauf en ce qui avait attrait à ses parents et à sa vie passée, s'en tenant aux faits présents. Il lui avait tout pris, puis était parti par la suite. La jeune fille avait le coeur brisé, se demanda si ce n'était pas sa faute. Innutile de dire qu'elle souhaita de nombreuses fois avoir pu le dissuader de partir pour rester avec elle. Innutile de dire aussi qu'il n'avait jamais donné signe de vie avant aujourd'hui. Elle s'était laissée serrer dans les bras d'Ethan, profitant de l'étreinte, mais regardait l'eau avec cet air pensif et renfermé qu'elle arborait assez souvent. Elle tentait maintenant de retenir les nouvelles larmes qui menaçaient de couler. Peut-être qu'en restant forte, il pourrait avoir la chance de s'expliquer, chose qui lui paraissait pourtant bien impossible. Elle savait qu'il n'y aurait pas d'explications, Ethan ne parlerait jamais de ses secrets à lui.

Il y eut un coup de vent froid qui lécha ses jambes, le sable éraflant sa peau, mais elle s'en moquait. Elle eut un simple frisson, ne bougeant pas sauf si ce n'était pour se lover un peu plus dans les bras de son ex-meilleur ami. Parce qu'elle se doutait qu'il ne se considérait plus comme son ami, et n'ayant jamais véritablement pu comprendre ce que c'était, ou du moins le ressentir, elle ne savait ce qui se déroulait et se contentait d'agir comme avant, se gardant tout de même une certaine gêne. Elle aussi souhaitait que le moment dûre longtemps, qu'il la garde dans ses bras pour une éternité encore. Elle se sentait en sécurité, comme si on avait chronométré et qu'on lui avait annoncé qu'il ne lui restait qu'une heure à vivre. Elle avait besoin qu'il reste près d'elle et déposa ses lèvres contre son cou, s'apprêtant à lui murmurer au creux de l'oreille quelque chose, mais son programme changea lorsque les larmes s'emparèrent à nouveau d'elle alors qu'il reprennait la parole. Il ne comprenait pas ce qu'elle voulait dire. C'était normal. Personne ne comprenait jamais Vanille de toute façon, mais cette fois-ci, elle se sentait terriblement abandonnée. Il tentait en quelque sorte de la convaincre qu'elle pouvait bien rester au campement toute seule, la jeune fille n'était pas stupide et avait compris que ses phrases 'positives' n'étaient que pour la convaincre qu'elle était capable de survivre sans sa présence. Ce qui n'était pas vrai, puisqu'elle avait besoin de lui. Elle avait toujours eu besoin de lui et même s'il tentait de l'amadouer, chose qui ne marchait jamais avec elle d'ailleurs dû à cette négligence d'elle-même, il aurait dû le savoir. Elle recula brusquement, se détachant de lui et le regarda. Elle savait ce qui se préparait et observait maintenant Ethan avec tristesse, ses larmes ayant finalement décidé de couler. Les paroles de l'ancien renégat furent comme une décharge électrique dans son corps. On lui eût dit qu'elle allait mourir demain qu'elle aurait moins paniqué. Elle le dévisagea un instant, sa vue s'embrouilla et sans attendre, une giffle douloureuse s'imprégna sur la joue d'Ethan. Elle était maintenant furieuse, dans tous ses états.

Poussant le jeune homme brusquement jusqu'à la rive, elle semblait maintenant abandonnée, n'être qu'un corps, une marionnette manipulée par la rage et ce chagrin qu'on ne peut pas connaître à moins d'avoir été trahi par la vie. Elle avait en elle toute cette force déséspérée parce qu'elle ne voulait pas le laisser partir. Il disait qu'il ne pouvait pas. Pourquoi ne pouvait-il pas? Elle avait fait quelque chose de mal, probablement, où il lui cachait des choses. Peut-être l'avait-il remplacée, peut-être ne voulait-il pas revenir parce que la jeune femme lui paraissait stupide, agaçante et qu'il masquait ses opinions peu flatteuses à propos de la petite blonde sous ce masque du gars qui se montre bon et amical. Il n'était plus un ami à partir de ce moment-là. En sanglottant silencieusement, elle le poussa une nouvelle fois, voulant le faire retourner de là où il venait, même si elle aurait préféré qu'il reste. Il ne pouvait pas la faire venir avec lui, alors il ne pouvait probablement pas revenir lui aussi dans le groupe. Une nouvelle larme roula sur sa joue et ce fut en murmurant que Vanille répondit, le regardant, son regard bleu devenant vitreux. Malgré la petite voix, on devinait qu'elle disait froidement, haineusement ses mots. Son regard laissait aussi deviner qu'elle était partagée entre cette tristesse et cette haine à son égard. Il lui faisait mal et ne s'expliquait pas.


"Alors ne reviens plus, Ethan."

Elle baissa les yeux et se détacha de lui, retournant là où traînait sa serviette qu'elle se mit à plier pour la ramener au campement. Elle jeta un oeil à Ethan. Il risquait de s'en aller réellement, puisqu'elle le lui avait demandé. Il pouvait très bien le faire, elle ne doutait pas de sa capacité à le faire. Pourquoi après tout se gênerait-t-il pou la faire souffrir une autre fois? Il lui avait brisé le coeur déjà, maintenant il ne serait qu'en miettes. Elle pourrait très bien vivre tout de même malgré le double abandon de la part de la seule personne qui ait pu par le passé lui porter une affection gratuite, sans rechercher des services en retour. Elle finirait par passer au travers, et elle n'aurait qu'à se cacher pour pleurer son ami qui cette fois-ci la laisserait devant ses yeux. Sans aucunes raisons, toujours, parce qu'il ne semblait pas vouloir lui expliquer pourquoi il était parti. Elle ne voulait pas qu'il parte. Elle leva les yeux vers lui et chercha son regard, les yeux rougis par les larmes repérant finalement les yeux bleus d'Ethan. Elle hésita et lui demanda, d'une voix chevrottante :

"Une dernière faveur. Dis-moi pourquoi tu t'en vas."
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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Mer 23 Avr - 21:02

    Cruelle destinée qui l’avait poussé à trahir Vanille, cruel destin que celui d’un homme qui a préféré le pouvoir et la destruction à l’amour simple d’une jeune femme. Revenir en arrière lui était impossible même si cela lui brisait le cœur. Vanille avait toujours été là pour lui, et jusqu’au dernier moment elle avait eut confiance en lui. Alors que les autres avaient dû le haïr de les avoir trahit, elle, l’avait pleurer. Si son cœur à elle avait saigné, celui de Ethan s’était pansé ses blessures préférant oublier plutôt que souffrir, comme il avait toujours fait, oubliant tout plutôt que d’apprendre de ses erreurs, oubliant la douleur plutôt que de ressentir la souffrance qu’est l’amour. Il avait blessé la seule qui l’aima par simple orgueil et le pire, c’est qu’il ne se sentait même pas coupable. Son esprit brandissait son plan, brandissait tout ce qu’il avait entreprit à New Eden comme excuse. Mais il n’existait pas d’excuse assez forte pour ce qu’il avait fait à Vanille. S’en rendait-il seulement compte ? Bien sûr que non. Il entrevoyait à peine la douleur qu’elle avait pu ressentir. Un être froid comme lui ne pouvait pas comprendre, ne pouvait pas savoir ce que c’était de pleurer. Avait-il jamais versé une larme ? Oh bien sûr que cela lui était arrivé mais seulement pour une douleur purement physique. Vanille avait cruellement souffert par sa faute, et au lieu de le haïr, elle voulait encore lui donner une seconde chance, elle voulait qu’il reste. Ne comprenait-elle donc pas qu’il ne pouvait pas ? Qu’il était bien trop lâche pour cela, qu’il ne pouvait pas essayer de tout braver pour la rejoindre, que à jamais ses plans machiavéliques primeraient sur tous le reste. Ethan n’avait jamais appris à aimer. Il n’avait même jamais voulu savoir ce que cela pouvait signifier.

    Les paroles rassurantes qu’il avait tenté de prononcé n’avaient en rien rassuré Vanille. Il aurait dû savoir qu’elle n’accepterait pas aussi facilement qu’il reparte, qu’il s’en aille à nouveau, et qu’il la laisse encore seule. Jamais elle n’avait été comme les autres. Sa faiblesse était sa force. Un caractère de lionne pour ceux qu’elle aimait. Et la trahison, oh, c’était un mot qui ne signifiait rien pour elle. L’amour, elle le donnait sans limite. Sa méfiance cédait aux premières lueurs de la confiance et de l’amour. Mais ce genre de chose, ce n’était pas du tout la manière de penser de l’ancien Renégats. Il ne pouvait pas comprendre la colère de Vanille, et encore moins l’appréhender. Bien que connaissant la jeune femme par cœur, il était choqué par la violence de sa gifle. Aurait-il oublié que Vanille était indomptable ? Que jamais les paroles trompeuses de Ethan n’avaient fonctionner sur elle ? Vanille ne se laissait jamais faire, par personne, encore moins par lui. Elle savait déjà qu’il ne resterait pas, qu’il repartirait d’où il était venu, que son fichu plan lui tenait plus à cœur que son chagrin à elle. Et sa rage était amplement justifiée. Mais Ethan ne voulait pas y faire face, il ne pouvait pas. La haine des autres, il pouvait la supporter parce qu’il n’aimait pas les autres, mais soudain, il réalisait que voir Vanille pleurer, la voir le fusiller du regard, la voir le gifler, la voir remplie de colère lui était tout à fait insupportable. Douloureux au possible. Il ne comprenait pas pourquoi il avait si mal. Cela ne lui était jamais arrivé auparavant.

    Et elle le repoussa, elle le poussa de toute ses forces même si elle semblait en manquer cruellement. La manière dont elle le fixait, entre deux sanglots, c’était si douloureux. Il lui semblait que son cœur se vidait de son sang. La douleur était cuisante. Et il y avait une boule qui se formait dans sa gorge. Mais ça n’était pas parce qu’un ennemi allait l’attaquer et qu’il se disait qu’il avait mal envisager la situation, c’était pour autre chose, et c’était la première fois qu’il ressentait cette étrange sensation. Il essaya d’ouvrir la bouche pour dire quelque chose, mais il en fut incapable. Que dire à quelqu’un qui a décidé d’affronter sa peine et sa colère en la laissant jaillir en dehors d’elle ? Que dire à la personne que vous avez trahit et que vous n’accorder même une once de pitié en respectant son unique volonté ? Il se sentait tellement pitoyable face à elle. Son arrogance s’était envolée et il se sentait cruellement seul. Jamais il n’aurait pu imaginer ressentir une telle douleur. Vanille avait-elle ressentit cela ?


    « Vanille… je pourrais te dire tant de choses… que je pars pour détruire New Eden, que je pars pour que tu sois libre, toi comme tous les autres, mais c’est faux. Vois-tu, je pars me jeter dans la gueule du loup parce que je ne supporterais pas de voir encore une fois ces larmes sur ton visage. Traite moi de lâche si tu veux, parce que c’est vrai, je suis lâche, je préfère fuir plutôt que d’affronter ta colère. »
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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Jeu 24 Avr - 1:55

Elle le regardait toujours avec cet air triste, incompréhensif. Il lui brisait le coeur et n'en avait pas idée, certainement. Pourquoi est-ce qu'il partait? Pourquoi voulait-il la laisser seule encore? Il lui répondit nombre de raisons, mais aucune ne lui semblait valable, aucune ne lui semblait logique. Il lui semblait que chacun des mots d'Ethan était un nouveau mensonge, une nouvelle plaie sur son coeur déjà sanglant. S'il lui restait encore un coeur, puisqu'elle croyait déjà qu'il le lui avait arraché. Il lui dit qu'il partait pour sa liberté à elle, mais il ne comprenait pas que Vanille ne voulait pas de liberté. Que cette liberté lui faisait peur. Qu'elle avait besoin de quelqu'un pour lui dicter sa conduite, pour la prendre sous son aile. Elle avait envie de lui dire qu'elle ne pourrait pas supporter qu'il parte, mais il s'en moquait bien. Lorsqu'il lui dit qu'il partait détruire Eden, elle se demanda s'il disait la vérité. C'était probablement faux, bien sûr, mais peut-être en était-il capable. Lorsqu'il lui dit finalement qu'il préférait fuir que d'affronter sa colère, la jeune fille se dit qu'elle devait se contrôler. Qu'elle devait lui montrer qu'elle n'était pas en colère, même si c'était tout le contraire. Elle voulait qu'il reste et était prête à tout pour cela. Qu'est-ce qu'elle devait faire pour qu'il l'aime encore et veuille rester? Elle ne savait pas. Elle était effrayée par contre à l'idée qu'elle ne trouverait pas de solution et qu'il partirait dans les minutes qui suivraient. Sans plus y penser, Vanille s'avança vers lui et lui prit la main, l'attirant vers elle, jettant ses affaires par terre. Elle plongea son regard dans celui d'Ethan, l'air déséspérée, recherchant un miracle qui ferait qu'elle trouverait une solution. Murmurant, elle prit une chance et lui demanda avec beaucoup d'espoir :

"S'il te plaît, je ne suis pas en colère contre toi. Je te le promets. Je vais faire tout ce que tu veux. S'il te plaît, ne me laisse pas ici toute seule. Reste, je t'en prie. Ou emmène-moi, je vais faire tout ce que tu veux... Tout..."

Elle répétait ses mots aveuglément, comme si plus rien ne comptait. Sa main toujours dans la sienne, jusqu'à ce qu'elle se décide à la lâcher. Elle avait tellement envie de faire n'importe quoi pour qu'il reste. Elle aurait réellement fait n'importe quoi, pour tout dire, et comme premier réflexe , elle se serra contre lui, enfouissant son visage contre son corps. Elle se moquait à présent du reste et hésitante, elle posa ses mains sur le torse de son ancien ami et longea son ventre, timidement, tremblante parce qu'elle ne savait pas ce qu'elle faisait réellement. Elle savait simplement qu'elle devait faire comme les autres. Peut-être qu'en agissant comme elle le voyait toujours dans les films lorsqu'elle était plus petite, ou tout simplement comme elle l'avait souvent vu dans la rue, elle réussirait à le faire rester. Même si elle savait que c'était mal. Au moins il resterait. Elle finit par arriver aux épaules d'Ethan, troublée, puis frôla ses lèvres en se mettant sur la pointe des pieds, tentant de l'atteindre. Elle l'embrassa doucement, du bout des lèvres, tremblottante, mais gardait les yeux ouverts. Elle se doutait qu'il la repousserait probablement et qu'il s'en irait. Ou bien il finirait par partir ensuite. Elle devait tout de même espérer. Même si ses espoirs étaient vains. Elle recula, ses lèvres frôlant toujours les siennes, et c'est avec très peu d'assurance qu'elle se détacha de lui, tremblante.

"Ethan, s'il te plaît..Je veux que tu restes. J'en ai besoin.."
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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Jeu 24 Avr - 3:21

    Au nom de quoi luttait-il ? Pourquoi essayait-il encore de la repousser, de trouver les mots qui la ferait fuir loin de lui ? Ne comprenait-il donc pas qu’il avait autant besoin d’elle qu’elle disait avoir besoin de lui ? Tous ces mois passés loin d’elle l’avait rendu plus inhumain qu’il ne l’avait jamais. Finalement à New Eden, il était devenu les êtres que ce jeune adolescent qu’il était combattait à New York. Un monstre sans cœur, sans foi, ni loi. Elle lui avait appris qu’il était à nouveau possible d’aimer durant l’année qu’il avait passé auprès d’elle. La rancœur qu’il avait éprouvé lorsqu’il avait perdu son amant à New York au cours d’un combat l’avait rendu froid, presque inhumain. Avant cela il ressentait des choses, il connaissait ce mot appelé amour. Mais après la mort du seul être qu’il avait jamais aimé, il avait souhaité ne plus jamais ressentir de douleur, ne plus jamais être proche de quiconque. Une cruelle erreur ? Jusqu’à ce qu’il croise le chemin de Vanille il n’avait jamais cru que c’était une erreur. Ne plus souffrir était tellement plus facile. Transformer sa vie en un champs de combat avait été ridiculement facile. C’était ce brin de femme aussi froide et distante que lui, aussi blessée par la vie qui lui avait appris à nouveau à avoir confiance en quelqu’un, c’était elle qui avait réussit à percer la carapace. Peut-être parce qu’entre eux il n’y avait jamais été question d’amour. C’était une amitié. Une amitié n’était pas sensé faire souffrir autant. Pourquoi son cœur saignait lorsqu’il voyait les larmes couler sur le beau visage de la jeune femme ? Ses larmes… il ne savait même pas comment faire pour les faire couler, pourtant il ressentait cette douleur, elle le transperçait de part en part. Il y a très longtemps il s’était promis de ne plus jamais souffrir, de ne plus jamais personne lui faire si mal. Pourtant, c’était lui qui avait créer cette douleur. Jamais il n’aurait dû laisser Vanille derrière lui, mais il n’aurait dû revenir vers elle. Un cruel hasard l’avait guidé jusqu’à elle et à présent il payait le prix de ses actes. Une douleur insurmontable l’envahissait et il prenait pleinement conscience du fait qu’elle supportait cette affreuse douleur depuis son départ, quatre long mois passé à pleurer un être cher qu’elle pensait mort. Comment avait-il pu lui faire cela. Il était mieux placé que personne pour savoir à quel point cela pouvait être douloureux.

    Non Vanille, ne me touche pas. Si elle le touchait, il ne savait pas de quoi il serait capable. Ses pensées s’envolaient vers les étoiles à milles à l’heure. Et il lui semblait que son corps refusait désormais de lui obéir. La douleur… elle était trop forte. Ne plus jamais souffrir ainsi. Il se l’était promis. Aaron était mort. Et il l’avait pleurer. La douleur avait été si forte. Il s’était promis. Mais il y avait tellement de promesse à tenir. Vanille ne t’approche pas de moi. Je t’en supplie. Son esprit était aux portes de la folie. Supporterait-il à nouveau les larmes de Vanille, supporterait-il qu’elle le touche, supporterait-il t’entendre sa voix chargée de sanglots longs ? Mais elle ne l’entendait pas. Elle se rapprochait de lui, inexorablement, ses mains tendues vers lui, s’accrochant à lui, qui ne ressentait plus rien, qui ne ressentait rien en dehors de ces mains brûlantes contre lui, de ces yeux lui déchirant la chair, de ces larmes ruisselantes aux commissures des yeux de la belle jeune femme. Ne me regarde pas ainsi Vanille. Que devait-il faire pour qu’elle comprenne que plus elle s’accrocherait plus cela serait difficile ? Elle se moquait pas mal qu’il doive s’en aller, du danger qui régnait au-dessus d’eux tant qu’ils restaient collés l’un à l’autre, elle ne réalisait pas qu’ils pouvaient en mourir. Si jamais… a vrai dire… il s’en moquait éperdument lui aussi. Vanille… elle était là… près de lui. Il voulait oublier ce qu’il lui avait infligé, oublier quel monstre il avait été, il voulait que tout redevienne comme avant. Un souhait enfantin. Vanille… je veux pas m’en aller. Il fallait qu’elle le retienne parce qu’il n’avait pas la force de rester comme il n’avait plus la force de s’en aller. Désormais, c’était elle qui déciderait pour lui, car il n’en avait plus la force, il avait trop décidé, trop souffert, trop bravé la douleur, il ne pouvait plus… pas avec Vanille le fixant ainsi.


    « Vanille… je… n’ai plus la force de lutter… Vanille… je t’en… supplie. »

    Sa voix était au bord des larmes mais aucune larmes ne vint couler sur sa joue. Vanille ne comprenait pas que ce qu’elle faisait ne pourrait pas être défait. Ses mains contre lui, ses yeux dans les siens, c’était plus qu’ils ne s’étaient jamais promis. Elle en voulait plus parce qu’elle ne voulait pas le laisser partir. Commettre une grave erreur. C’était exactement ce qu’ils étaient en train de faire. Mais comment lutter ? Elle était si forte soudain. Ses larmes étaient un poison venimeux qui allait le blessé, qui l’avait déjà touché et leur poison coulait à présent dans les veines du jeune homme. Oublie tout cela Vanille… avant qu’il ne soit trop tard. Impossible de lui résister. Elle ne savait pas ce qu’elle faisait… à moins qu’elle ne le sache très exactement. Le jeune homme ne pouvait plus décider à sa place et encore moins pour lui. Ses forces l’avait quitté. Vanille… Il avait envie de fermer les yeux et de se laisser envoûter par le parfum de la jeune femme. Et c’est ce qu’il fit lorsqu’elle se lova contre lui. La chaleur de son corps enveloppa totalement le jeune homme. Non seulement il n’avait pas la force de lutter, mais à présent, il n’en avait même plus l’envie. Qu’elle le prenne, qu’elle joue avec lui, qu’elle lui plante un poignard en plein cœur, il serait heureux. Quoi qu’elle dise, quoi qu’elle fasse, il était à elle. Vanille ne comprends tu pas que je t’aime. Il l’avait toujours aimé. A sa manière. Sans doute mal, mais il l’avait aimé. Et il s’en était brûlé les ailes. Comment continuer ? Comment échapper à ces tendres bras ? Il n’en avait même pas le désir. Qu’elle s’empare totalement de lui. Il ne voulait plus lutter, pas contre elle, pas contre ses larmes, pas contre ses bras. Vanille, je t’appartiens totalement.

    Que fais-tu ? Un frisson parcourut l’échine du jeune homme. Vanille se dressait sur la pointe de ses pieds. Il en frissonnait. Sentant les lèvres de la jeune femme essayant d’atteindre les siennes. Non Vanille… il ne faut pas… mais avait-il la force de la repousser ? Non. Elle pouvait faire absolument tout ce qu’elle désirait de lui. Il l’aimait. Il l’avait toujours aimé. Et cela ne cesserait pas. Mais elle… l’aimait-elle encore ou se raccrochait-elle à une image dénaturé de leur relation ? Il l’avait blessé, il avait piétiné son cœur par égoïsme, par cupidité, par avidité de pouvoir, il avait voulu diriger le monde et avait saisit de cœur encore battant de Vanille entre ses doigts pour le presser pour en tirer jusqu’à la moindre goutte de sang. Comment pouvait-elle encore supporter son contact ? Il s’horrifiait lui-même. Vanille… non… et ses lèvres entrèrent en contact avec celle du jeune homme. Il ferma doucement les yeux. Ses bras entourèrent la jeune femme, lui redonnant des forces, lui donnant ses dernières forces. Et il embrassa la jeune femme à son tour. Ses lèvres si douces avait un goût absolument onctueux de pêche. Vanille… je t’aime. Il avait envie d’elle à présent. Envie qu’elle ne cesse de l’embrasser. Envie qu’elle s’allonge nue contre lui dans le sable humide. Envie de sentir ses ongles sur sa peau. Il ne comprenait plus rien. Vanille… il n’avait jamais été question d’amour entre eux. Encore moins de passion. Juste de l’amitié. C’était donc cela lorsque deux amis s’entredéchiraient ? Il ne savait. Personne ne lui avait appris ce que signifiait le mot amour.

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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Jeu 24 Avr - 5:15

Elle n'avait pas pris conscience ou plutôt n'avait pas pris compte des supplications d'Ethan. En fait, elle avait simplement agit, avait tenté d'oublier qu'elle n'avait qu'une dernière chance qui ne fonctionnerait probablement pas car il la repousserait. Car elle était certaine qu'il la repousserait. Elle avait donc continué ses gestes, avait foncé malgré les supplications d'Ethan. Oh, elle voulait qu'il reste. Elle voulait qu'il reste avec elle et qu'il lui promette qu'il ne partirait plus jamais. Elle voulait qu'il prouve aux autres de quoi elle était capable. Elle voulait regagner un peu de confiance en elle-même. Elle voulait s'ouvrir à quelqu'un, s'exprimer autrement qu'en pleurant et en s'insultant ou tout simplement en hochant la tête lorsqu'on lui parlait. Elle voulait renaître, en quelque sorte, et il était le seul qui pouvait l'aider. Et il ne reviendrait pas, sauf si elle réussissait à le convaincre. Bien entendu, ce n'était pas la façon de faire la plus géniale ni la plus concluante au monde, mais au moins, elle pouvait être presque certaine d'avoir un peu d'influence si elle réussissait. Même si elle risquait de perdre gros. Peut-être leur type de relation, par ses gestes, même. Mais au moins, il serait là. Et ce serait un énorme pas. Elle avait donc agit, en espérant que les choses seraient ensuite comme elle le souhaitait. Qu'il resterait, qu'il s'excuserait, qu'il lui raconte des mensonges et qu'il lui dise qu'il ne repartirait pas, et que cette fois-ci ce serait vrai qu'il ne la quitterait plus. Il fallait que les choses se déroulent ainsi. Elle allait tout faire pour, jusqu'à sacrifier des choses qu'elle n'avait jamais compris, qu'elle n'avait jamais vécu auparavant. Des choses qui auraient pu être sauvegardées pour un autre plus sincère, mais il lui fallait à tout prix tout faire pour lui. C'était dans cette idée qu'elle l'avait embrassé. Dans cette idée qu'elle avait gardé les yeux ouverts, au début, et qu'elle l'avait supplié une dernière fois de rester avant qu'il ne fasse une erreur qui leur serait fatale à tous les deux. Pour lui car Vanille briserait alors ses plans, et pour elle car elle n'y comprenait pas grand chose, mis-à-part qu'elle voulait qu'il reste et croyait faire la bonne chose pour qu'il ne la quitte pas.

Elle ferma les yeux et se laissa entourer des bras d'Ethan alors qu'elle sentait la bouche du jeune homme contre la sienne. C'était terrifiant, mais à la foid agréable. Elle se sentait importante et pour une fois depuis très longtemps en vie. Elle aimait le contact, et oubliait peu à peu qu'il n'était pas bon. Que c'était fait avec égoïsme, qu'elle n'avait pas le droit de l'obliger à rester, mais elle le devait tout de même pour son bien-être à elle. Si elle allait jusqu'au bout, il voudrait rester, puisqu'elle lui faisait la plus grande preuve d'adoration possible. Elle voulait qu'il comprenne qu'elle ne voulait pas le laisser tomber, et si cela voulait dire qu'elle devait passer la nuit avec lui, elle était d'accord. Elle lui rendit une fois de plus son baiser avant de murmurer simplement son prénom, comme si elle l'appelait à l'aide. Pour tout dire, elle demandait presquement de l'aide. Elle voulait qu'il l'aide. Qu'il lui dise qu'elle faisait la bonne chose, de continuer, qu'il resterait, qu'il le promettait. Elle l'embrassa une nouvelle fois, tendrement, comme si c'était parfaitement naturel, sans réfléchir un instant à ce qu'elle faisait, se concentrant surtout sur ce que serait le résultat. Vanille posa ses mains sur le visage d'Ethan, l'entraînant avec elle vers le sol, se moquant bien d'être dans le sable, se moquant bien de ce qu'il penserait. Elle voulait simplement qu'il reste avec elle, et il était si doux, si tendre. Il ne l'avait pas repoussé, l'avait embrassée, l'avait gardée dans ses bras. Il lui avait offert une tendresse qui la faisait espérer qu'il resterait. Elle avait tant envie qu'il reste. Tant besoin qu'il reste. Pourtant, elle ne pouvait pas lui expliquer tout en détail. Elle voulait simplement entendre la fameuse phrase. Qu'il lui dise "Oui, Vanille, je vais rester avec toi, tu me manques aussi Vanille." et qu'il veuille se faire pardonner. Elle espérait tant qu'il l'aime comme avant, même si elle semblait vouloir faire passer leur relation amicale à un stade terrifiant, un stade que Sven n'avait pas voulu franchir puisqu'il ne l'aimait pas. Elle s'apprêtait pourtant à se laisser aller sur la plage avec Ethan. Ethan... Il lui avait tellement manqué, elle l'aimait tellement. Les larmes roulaient encore sur ses joues, et elle pleurait doucement, s'étant allongée sur le sol, entraînant Ethan par la suite avec elle, elle s'était blottie contre lui.


"Ne me laisses pas toute seule, reste avec moi. Je ne veux pas que tu partes, Ethan, pitié. Reste pour moi."

Elle l'embrassa à nouveau, tendrement, éclatant en sanglots ensuite, se serrant un peu plus contre Ethan. Elle l'aimait, en tant qu'ami. Elle devait pourtant agir plus qu'en amie, ce soir, si elle voulait qu'il reste. C'est pour cette raison qu'elle l'embrassait et que ses mains se glissaient sur son t-shirt qu'elle n'osait pourtant pas enlever. Elle avait déjà vu Ethan presque nu, à son souvenir, mais c'était par erreur et dans une situation bien différente de celle qui se présentait maintenant. Présentement, elle se sentait différente. Elle avait chaud, était nerveuse, avait peur de ce qui se présentait à elle, mais aussi ressentait une irrésistible envie de se laisser aller. C'était malsain pour elle. Inconnu. Elle avait envie de son meilleur ami. Elle n'avait jamais eu envie de qui que ce soit, pour être honnête. C'était étrange. Elle tirait sur le vêtement, tentant de l'enlever, aperçevant de temps à autre son torse jusqu'à finalement venir à bout du vêtement qu'elle jeta plus loin. Vanille l'embrassa alors sur la joue et descendit contre son cou, y déposant ses lèvres, se serrant toujours contre lui, craignant quelque maladresse de débutante qui refroidirait son ami. Elle eut un moment d'hésitation et le regarda dans les yeux, les larmes séchaient lentement à présent et elle tentait de se reprendre en main. Elle prit les poignets d'Ethan et le guida sous son t-shirt, le regardant toujours dans les yeux. C'était la première fois qu'elle faisait ce genre de choses. Face à face avec Ethan, elle au dessus de lui d'une bien drôle de façon, elle attendait qu'il prenne les devants, parce qu'elle n'aurait pas le courage de les prendre. Pas avec lui, qui devait s'y connaître trop bien.
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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Ven 9 Mai - 20:48

    Le jeune homme ne savait plus ce qu’il faisait, il ne savait plus exactement où il était, il savait seulement une chose, il ne fallait pas qu’il la laisse faire, il ne fallait pas que ce qu’elle voulait se déroule. Vanille était sa meilleure amie. Durant de longues années passées avec elle, il l’avait considéré comme une sœur, une petite sœur à protéger. Jamais il n’avait été attiré par elle. Pourtant elle était attirante. C’était un doux visage qu’elle possédait et une force en elle qui attirait les hommes. Quelque chose paraissait innocent en elle. Et il avait eut peur de briser cette chose innocente, cette fragilité qui semblait émaner d’elle toute entière, jusqu’à ce qu’il comprenne à quel point elle pouvait être forte. La première fois qu’il l’avait vu il n’avait pas cru qu’elle était une Renégate. Comment une créature aussi douce et aussi fragile pouvait être une Renégate ? C’était peut-être pour cela, parce qu’elle était différente, qu’il avait eu envie d’être son ami, qu’il ne l’avait pas rejeté comme tous les autres, hormis Quentin bien sûr. Les choses avaient bien changer depuis, il n’était plus le même, il avait perdu de son innocence même si elle avait été toute relative, mais quoi qu’il ait fait, il considérait toujours Vanille avec tendresse, même si, depuis son fameux plan, il avait mal lorsqu’il pensait à elle. Bien sûr, elle ne pouvait pas le savoir. Comment le pourrait-elle, puisqu’il ne lui disait rien. Ce n’était plus le temps où ils étaient si complice que les mots étaient inutile entre eux, ce n’était plus l’époque où ils se comprenaient sans avoir besoin de parler, parce qu’il avait brisé tout ça, parce qu’il avait tout casé. Il avait brisé leur amitié par égoïsme et il osait penser qu’il souffrait. Mais ce qu’il éprouvait n’était rien en comparaison de ce qu’elle avait dû éprouver à cause de lui, absolument rien. Cette souffrance insoutenable n’était rien. Pourtant elle lui semblait insurmontable.

    Et ses mains sur lui, elle s’accrochait à lui, avec une telle force. D’où tirait-elle une telle force ? C’était de la douleur qu’il lui avait affligé ? De toute cette souffrance ? Pourquoi s’accrochait-elle ? N’avait-elle pas compris qu’il n’était qu’un ignoble égoïste, qu’il ne pensait jamais à personne d’autre qu’à lui-même, qu’il se moquait des autres, qu’il s’en était toujours moqué, de tous ? Non. C’était faux. Pas de tout le monde. Il ne s’était jamais moqué de son sort à elle. Jamais. Jusqu’à ce qu’il soit confronté à ce choix terrible… Vanille ou son plan. Etrange. Lorsqu’il avait pris sa décision il n’avait pensé que durant quelques secondes à Vanille, et pas comme une amie qui pourrait souffrir cruellement de son choix, mais comme un simple élément du plan. Pas une seconde il n’avait songé qu’elle puisse souffrir autant, il n’avait pensé qu’à ses larmes comme un moyen d’obtenir ce qu’il désirait. Un simple accessoire à son plan. Quel monstre pouvait-il être pour penser en ces termes ? Un monstre qui avait un visage tellement humain qu’on avait envie d’être son ami, qu’on avait envie de partager des moments de complicité avec lui, un monstre qui cachait son visage cruel derrière le masque d’un ange. Car c’est à quoi il ressemblait. A un ange. Sans qu’il eut besoin de changer quoique ce soit dans son expression, naturellement, il ressemblait à un être dénué de méchanceté. Cruel visage trompeur. Mais avec Vanille, il n’avait jamais été un trompeur, il n’avait jamais essayé de passer pour quelqu’un qu’il n’était pas, il avait juste utiliser cette amitié pour son plan.

    C’est sans comprendre ce qu’il faisait qu’il prit Vanille dans ses bras, qu’il l’entoura de ces bras puissants dont il avait à peine conscience qu’il lui appartenait. Ses lèvres baisaient sans relâche celles de la jeune femme, avec tendresse et passion. Sa peine s’exprimait-elle ainsi ? Dans de doux baisers déposés sur ces lèvres humides qui cherchaient du réconfort ? Il ne savait plus. Vanille se montrait tout d’un coup si directrice, comme si elle savait ce qu’elle faisait. Le savait-elle vraiment ? Lui-même était si perdu. Il ne savait plus où il était, ce qu’il faisait, et ce qu’il pouvait être lui semblait trouble. Tout ce qu’il savait c’est qu’il se sentait bien dans ses bras, qu’il aurait préféré qu’elle n’essaie pas de l’embrasser, qu’elle ne réussisse pas, qu’il ne se laisse pas faire, mais il s’en trouvait incapable. Il n’avait plus la force de résister, ni à la colère de Vanille, ni à la force qu’elle avait, ni à sa volonté, même si c’était la pire des décisions celle qu’elle venait de prendre. Vanille… ne comprenait-elle pas qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait de lui ? Qu’elle n’avait pas besoin de ça… pas besoin de briser un peu plus leur amitié. Il n’en restait déjà plus grand chose après ce qu’il avait fait. Pourquoi insistait-elle, pourquoi n’écoutait-elle pas ses suppliques ? Pitié Vanille… ne fait pas ça. Il ne savait plus où il était. Il savait seulement une chose, ils étaient sur le point de commettre une erreur. C’était si gênant. Lui qui courait après les filles, et n’avait aucun remord à se montrer à la fois sensuel et tendre pour finir par dévoiler son visage monstrueux, mais il n’était pas comme ça, pas avec Vanille, et il ne voulait pas. Pas avec elle. C’était comme sa petite sœur. Une gêne honteuse s’était emparé de lui, mais l’animal qui se nichait en lui la combattait férocement.


    « Vanille… ne… fait… »

    Elle s’était allongé sur le sable et l’attirait à lui. Avait-elle conscience que ainsi, ses cheveux blonds dessinant une auréole autour de son visage, avec ses bras tendus vers lui, ses mains s’accrochant à lui et l’attirant contre elle, elle ressemblait à un ange, mais un ange diabolique, une sorte de succube irrésistible. Ethan se laissa tomber contre elle, près d’elle, sentant son souffle chaud dans sa nuque, sur sa joue, sentant ses lèvres cherchant les siennes. Et puis elle se mit à pleurer, elle avait des larmes qui coulait, mais sa respiration était si douce, si sensuelle, rien à voir avec celle qu’elle avait tout à l’heure, lorsque la colère coulait dans ses veines. Elle lui demanda de rester auprès d’elle, elle ne le suppliait pas, en fait, ses mots étaient suppliant mais ses gestes étaient cajoleur, étaient remplis d’autre promesses que celle d’une simple amitié, ils voulaient dire autre chose. Ethan soupira. Il essaya de la repousser mais n’en eut même pas la force. Elle le tenait contre elle et elle était si forte. Vanille… Il ne pouvait pas. La repousser une nouvelle fois serait bien trop cruel. Pourtant il le fallait. Quentin le pousserait à le faire s’il ne le faisait pas lui même. Il avait promis trop de chose au chef des Renégats pour que ce dernier laisse Ethan tranquille. Et puis il était si proche du but…

    « Vanille… ne me demande pas… ne… je… j’ai plus la force de… »

    Il n’avait même pas le courage de lui dire que c’était impossible, que même si lui prenait la décision de rester auprès d’elle ou de trouver un moyen pour la voir aussi souvent qu’elle le désirait, Quentin l’en empêcherait, que son intelligence brillante l’en empêcherait, et que tout s’effondrerait une nouvelle fois. Il n’avait pas la force non plus de la repousser, de mettre fin à ce petit jeu pervers qui s’était installé entre eux. Même s’il était dévasté, il était assez intelligent et possédait assez de sang froid pour savoir que ce qu’ils s’apprêtaient à faire était idiot, était mal. Vanille commençait à le déshabiller, et il savait qu’une fois que le désir les auraient complètement envahit, il serait impossible de faire marche arrière, comme il savait que Vanille était encore pure, et pourtant il n’agissait pas. Cela ne ressemblait pas au jeune homme qu’il avait été à New York. Un jeune homme intelligent, froid et calculateur, mais prêt à tout foutre en l’air pour ses amis, pour ceux qu’il aimait. Pour son amant il avait fait tant de chose, il avait affronter ses propres peurs, mais il n’en était même plus capable aujourd’hui pour Vanille ? A moins que finalement quelque chose de sombre en lui se réjouisse de ce qu’il se passait, se réjouisse de voir Vanille si sensuelle, si tactile, si proche de lui, prête à s’offrir entièrement à lui pour qu’il reste. Et lui… un véritable monstre. Il ne savait plus. Etait-il vraiment encore, quelque part en lui ce gosse New Yorkais qui voyait la vie différemment ?

    Son tee-shirt usé et plein de trou alla valser sur le sable. Il sentit le vent doux du désert sur son visage. Les mains de Vanille parcouraient son torse. Mais il s’interdisait d’aimer cette sensation. La douceur des mains de Vanille sur lui. C’était malsain. Comme ses lèvres sur les siennes. Brûlante d’un désir qu’elle ne connaissait pas, qu’elle ne maîtrisait pas. Et lui, la laissant l’embrasser, la laissant le caresser, la laissant exciter son désir comme un dard, il était un monstre. Il connaissait ce désir qui la dévorait. Il le connaissait parce qu’il savait tellement bien le faire naître en une femme. Mais il la laissait faire. Sachant parfaitement qu’elle atteindrait bientôt le point de non-retour. Il la laissait faire sentant cette gêne aussi bien qu’elle devait la ressentir, elle aussi. Elle le possédait entièrement. Car à présent, lui aussi ressentait ce désir dévastateur. Il le connaissait et le laissait s’imprégner en lui, car c’était le seul moyen d’oublier quel monstre il avait été, parce qu’il savait que si elle allait jusqu’au bout, il ne pourrait pas retourner à New Eden comme s’il ne s’était rien passé, qu’il serait alors torturer et qu’il reviendrait, qu’il reviendrait chaque nuit s’il le fallait, peu lui importerait les dangers qu’il devrait braver, il reviendrait vers elle, jusqu’à une nuit où il ne repartirait pas vers New Eden.

    À présent, elle était au-dessus de lui, se saisissant de ses poignets, elle le guida jusqu’à ses seins. Vanille savait-elle ce qu’elle faisait, ce qu’elle lui demandait de faire ? Ethan se releva, avec sauvagerie, il pressa les seins de la jeune femme, ne ressentant à peine le tee-shirt de la jeune femme, et l’embrassa avec autant de sauvagerie, ses lèvres pressant celle de la jeune femme, sa langue se forçant un passage entre ses lèvres. Il était dominé par un désir dévastateur. La gêne ? Il ne la ressentait plus. Plus rien n’avait à présent d’importance. Et il déchira le tee-shirt de la jeune femme. Ses seins, il s’en empara, de ses lèvres, de ses dents, de ses mains, tout en lui la désirait à présent alors qu’il n’avait jamais ressentit ce désir à son égard. Une petite sœur. Mais cette sensation qu’il avait toujours eut avec elle avait complètement disparue. Vanille s’y était trop bien pris. Elle avait trop bien agit avec ses lèvres et ses mains, pour guider son désir, qu’il ne savait plus rien, qu’il ne pensait plus rien, que seul le désir à présent agissait en lui. Il baisa les lèvres de la jeune femme une nouvelle fois, la passion le dominait, avec une force qu’il ne connaissait pas, qu’il ne s’imaginait pas posséder.

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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Sam 10 Mai - 4:32

Pourquoi la jeune femme espérait-elle autant à la fois qu'il en vienne à l'arrêter dans ses gestes qu'elle voulait qu'il l'aide à continuer? Peut-être parce qu'elle voulait simplement que les choses s'arrangent de façon plus simple, qu'elle ne voulait pas en venir à faire prendre par sa faute un nouveau tournant à leur amitié. Elle ne voulait pas en venir à faire ce que la plupart des femmes faisaient (et d'ailleurs, elle était terrifiée simplement à entendre parler de ce sujet), pas en ne ressentant pas les bons sentiments. Si elle aurait préféré en temps normal attendre le bon moment et la bonne personne, elle ressentait ce soir-là le besoin de ne pas attendre et de passer à l'action avec Ethan de peur de le perdre pour toujours si elle ne le retenait pas à lui. Elle devait le retenir, lui prouver qu'il devait rester auprès d'elle, même si pour cela elle devait lui donner cette image qui n'était plus celle du petit ange qu'elle revêtissait toujours, puisque c'était principalement elle, d'être pacifique, calme, coincée certes mais qui au moins ne s'attirait pas d'ennuis. C'était ce qui les avait unis, son innocence, au début. Elle repensa au début de leur amitié et se serra à lui, de minuscules larmes coulant sur son visage avant qu'elle ne l'embrasse à nouveau. Elle s'aggrippait à lui comme à une dernière chance d'avoir un rôle à jouer dans cette vie qui ne voulait pas vraiment lui faire de cadeaux, jusqu'à présent. Elle se serrait à lui, l'embrassait même si mentalement, elle se répétait simplement que c'était quelque chose qui passerait. Qu'elle l'embrasserait, encore et encore, qu'il céderait peut-être à de simples baisers, que peut-être n'aurait-elle pas à aller jusqu'au bout avec lui... Elle se plaisait à l'espérer, même si elle se doutait bien que c'était impossible. Pas avec Ethan. Il prendrait goût à ses projets, et peut-être qu'il lui tendrait un piège en la quittant après avoir eu ce qu'il voulait. Comme un homme, en fait. Vanille était terrifiée à l'idée de ne pas savoir sur quel terrain elle s'embarquait. Était-ce la bonne chose comme elle l'avait cru jusqu'à présent, ou se jettait-elle dans une fausse aux lions?

Contrairement à ce que lui croyait, ses mains s'aggripaient à lui avec l'espoir et non la rage. La tristesse y était, certes, mais l'espoir dominait. Elle espérait, tout simplement, et se laissait aller dans ses bras avec toujours cet espoir, cette petite lueur qu'il resterait, qu'il lui prometterait de ne jamais s'en aller. Il était le seul à pouvoir la comprendre. Le seul qui lui ait redonné confiance, qui l'aimait bien, en fait. Le seul à qui elle s'était complètement ouverte, puisqu'elle n'avait jamais pu parler à personne d'autre sauf lui. Il lui avait parlé, l'avait invitée à s'ouvrir à lui. Ils avaient sympathisé, elle lui avait fait confiance et espérait pouvoir regagner cette confiance, pouvoir l'apprécier à nouveau, pouvoir l'aimer à nouveau, qu'il reste et qu'ils rattrappent le temps perdu. Elle espérait tant de choses irréalisables, probablement, mais elle y croyait tout de même. Elle se cramponnait à ses espoirs comme elle s'accrochait à son corps, l'embrassant tendrement, presque amoureusement même si elle n'était pas amoureuse. Elle s'en moquait, à vrai dire, et l'embrassait de plus belle, chaque baiser la rapprochant du sol, où elle comptait entraîner Ethan avec elle. C'était une idée idiote, quand on y pensait bien, car non seulement on les surprendrait peut-être, mais leur étreinte risquait de les éloigner ensuite, puisqu'elle tentait de le manipuler par son geste, et qu'elle ne songeait pas aux conséquences qui se suivraient peut-être cette nuit. Elle n'entendait pourtant pas les supplications d'Ethan. Elle n'entendait pas non plus les siennes, son esprit la suppliant de s'arrêter, même si sa mauvaise foi lui intimait de continuer, que c'était la bonne façon de le garder près d'elle. Elle allait faire une grave erreur en continuant, mais elle s'en moquait. Ou plutôt, elle ne le réalisait pas assez pour tout arrêter maintenant. Elle l'embrassait toujours, cherchant ses lèvres, cherchant à l'émouvoir, à le convaincre, encore et toujours.

«Vanille...ne fait...» Ne fais pas pas quoi? Ne pas faire quoi, en fait. Pourquoi devrait-elle l'écouter, lui qui ne l'avait pas écoutée, lui qui était parti, lui qui lui avait fait tant de mal? Pour quelle raison devait elle faire comme il le lui disait. L'écouter, en valait-ce la peine? Il était après tout le principal coupable dans cette histoire. Tout était de sa faute. S'il n'avait pas voulu partir, s'il était resté là, s'il l'avait aimée en tant qu'amie, qu'il lui avait été fidèle et n'était pas parti à la première occasion sans lui dire un au revoir, les choses n'auraient pas été ainsi. Elle n'aurait pas eu besoin alors de l'attirer vers elle, l'embrassant, tentant d'agir de cette façon si contraire à elle, à ses principes. Elle l'attirait à elle, jusqu'à ce qu'il soit contre elle, et ses sanglots ne semblèrent pas affecter Ethan. Ce n'était pas grave, de toute façon, pourquoi s'en serait-il préoccupé. Il ne fit que soupirer à ses supplications, la faisant pleurer de plus belle, s'agripper à lui de peur de le perdre. Elle l'embrassait tremblante, alors que lui sembla tenter de la repousser mais laissa tomber bien assez rapidement. Vanille en fut d'ailleurs rassurée, n'osant même pas s'imaginer ce qui se passerait si elle devait être repoussée en pleine tentative d'attendrissement. Elle voulu l'embrasser doucement lorsqu'il prit la parole, lui parlant avec des mots qui la mirent mal à l'aise. Elle se sentait coupable, maintenant, puisqu'elle sentait qu'elle le manipulait, et elle n'eut comme réflexe que de l'embrasser une nouvelle fois, le faisant taire. Elle ne voulait pas qu'il l'empêche d'atteindre son but.

Elle s'était mise à le déshabiller, lentement mais sûrement, caressant sa peau avec douceur, naïveté, découvrant peu à peu le corps inexploré d'Ethan, et surtout celui d'un homme finement musclé. Elle n'avait jamais été aussi près d'un garçon auparavant, jamais de sa vie, et elle n'aurait jamais cru que c'était Ethan qui aurait le privilège d'être le premier à partager cette intimité qui ne l'était même plus, puisqu'ils étaient sur la plage. Elle l'embrassait toujours, sur les lèvres, sur la joue, sur le menton, descendant sur son torse pour y laisser errer ses lèvres, voulant lui prouver qu'elle était prête à aller bien plus loin que de simples baisers pour le garder près d'elle. Elle voulait à tout prix qu'il reste, elle l'aimait tant. Ce fut pour cette raison sûrement qu'elle se mit au dessus de lui pour lui prendre les mains et l'inviter à mettre celles-ci sous son tee-short trop grand, usé et détrempé dû à ses cheveux plus tôt lavés qui seraient recourverts de sable dans les minutes qui suivraient, si les choses suivaient leur cour. Elle le regardait à présent dans les yeux, hésitante, ne sachant pas ce qu'elle faisait, ne sachant pas ce qu'elle lui demandait exactement. En fait, elle ne faisait que ce qu'elle croyait être la bonne chose. Respirant toujours l'innocence, elle le regardait dans les yeux, jusqu'à ce qu'elle sente les mains d'Ethan rejoindre sa poitrine. Elle frissonna et baissa les yeux, rougissant, gênée.

Elle savait bien entendu ce qu'il faisait, et frissonnait légèrement sous ses gestes, et lorsqu'il l'embrassa brusquement, la forçant à ouvrir la bouche pour laisser passer sa langue qui se mit à danser avec la sienne, puisqu'elle supposait qu'elle devait en effet le faire. Elle posa ses mains sur le visage d'Ethan, le laissant l'embrasser, tremblante, ne sachant toujours pas dans quoi elle s'avanturait. Il s'empara du tissu de son propre tee-short et le déchira, dévoilant la poitrine de la jeune femme. Son premier réflexe fut de la cacher, mais elle préféra embrasser toujours Ethan, jusqu'à ce que le visage de celui-ci descende sur sa peau, jusqu'à ses seins. Elle se mordilla la lèvre inférieure et fit glisser une de ses mains dans les cheveux d'Ethan, malgré la violence de ses gestes. Violence qu'elle trouvait pourtant incroyablement plaisante, puisqu'elle ferma les yeux pour l'inciter à faire plus. Elle se cambra légèrement, restant sur lui, soupirant légèrement et respirant maintenant avec un peu plus de rapidité. Tremblante, la jeune femme profitait de chaque mouvement, même le plus minime, mordillant sa lèvre inférieure. Lorsqu'Ethan l'embrassa à nouveau, elle lui rendit son baiser avec fougue, s'allongeant à nouveau sur le sable sans quitter ses lèvres. Elle frissonnait, son corps à moitié nu frôlant celui d'Ethan, ses jambes se nouant à sa taille alors qu'elle murmurait ses paroles contre les lèvres du jeune homme, respirant difficilement car elle ne prenait pas le temps de le faire, frôlant ses lèvres.


"Ethan, est-ce que tu vas rester avec moi?"

Elle l'embrassa à nouveau, n'attendant pas de réponse, et se serra dans ses bras, frissonnant alors que sa peau touchait au sable froid. Elle voulait qu'il dise qu'il resterait, qu'il serait là. Pourtant, elle avait un mauvais pressentiment que s'il le promettait, il ne tiendrait pas sa promesse.
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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Mer 28 Mai - 13:27

    Sa main était sur la joue de la jeune femme, et il sentait la douceur enivrante de sa peau, son parfum de pêche fondante. Il pouvait sentir la sueur perler sur le front de la belle. Il pouvait sentir son odeur. Son parfum si naturel et si délicat. Il réalisait qu’il n’avait jamais ainsi sentit son parfum. Elle avait toujours été comme sa petite sœur. Même s’il connaissait son odeur, et pouvait la reconnaître, il n’avait jamais eu la sensation qu’elle possédait un parfum délicat. Pourquoi cette odeur si familière devenait tout d’un coup enivrante ? Etait-ce parce qu’elle était tout contre lui, brûlante de désir, les yeux si farouchement fixé sur ses prunelles, trahissant une volonté sans faille, mais aussi un duel se jouant en elle ? Ou était-ce lui ? Elle lui avait manqué. Ce parfum, il ne l’avait plus sentit durant quatre mois, de long mois passé loin d’elle. Il ne s’était jamais dit qu’elle pourrait lui manquer autant. D’ailleurs il ne s’en était pas fait la remarque. Jusqu’à ce qu’elle le parcourt de ses doigts fins, jusqu’à ce qu’elle trouve en lui un amant désirable, jusqu’à ce qu’elle utilise son corps comme un lien absolu dans l’unique but de le retenir à elle. Son parfum… comment avait-il pu ignorer jusque là cette odeur si particulière. C’était une bouffée d’oxygène en plein désert. Et c’était autant littéral que figuratif. Il avait l’impression à présent que plus rien ne comptait, que son plan n’était qu’une idée stupide, que sa venue à Eden ne signifiait plus rien, il avait si peur à présent, si peur de la perdre, comme une fleur fragile qu’on doit protéger. Il posa son autre main sur l’autre joue de la jeune femme. Ce parfum… était si… présent… si enivrant. Il ressentait à présent le besoin de baiser ces lèvres si douces. Il ferma les yeux doucement. Se laissant envahir par le parfum de la jeune femme, la laissant complètement envahir son esprit fiévreux. Et il embrassa doucement Vanille. Sentant ses lèvres contre les siennes, sentant sa langue pénétrer sa bouche, sentant son désir si proche du sien. Il ignorait ce qu’il faisait. Il ne savait pas que c’était mal. Elle était comme sa sœur. Mais son parfum était si enivrant… comment s’en détacher ? Comment faire pour ne pas céder à ce désir… Il ignorait comment faire alors il se laissa faire. Laissa agir son désir. Laissa ce parfum si présent le guider.

    Sentait-il la peur de Vanille ? Ses lèvres pressées contre les siennes il pouvait tout oublier. La manière dont il avait organiser son plan avec Quentin, la manière dont il avait décidé de faire pleurer Vanille, son plan si subtile et infaillible. ‘Vanille versa des larmes sur mon corps, Quentin.’ Et le chef des Renégats avait sourit. Ce n’était pas le sourire doux de Vanille, ce n’était pas ce sourire qui signifiait tant de choses, l’amitié, l’amour, l’attachement à l’autre, c’était un sourire machiavélique, un sourire qui voulait dire tant de choses mais certainement pas de l’amour ni de la confiance. Quentin avait sur un plateau d’argent le moyen de vaincre Nicolas et Eden. Et c’était les larmes de Vanille qui scelleraient le plan. ‘Les autres ne mettront pas en doute ma mort, ma trahison, si Vanille pleure.’ C’était ces quelques mots, si simples, sans détour, et si cruels qui avaient scellé le chagrin de la jeune femme. Il avait voulu qu’elle pleure pour qu’il soit libre de faire ses petits plans machiavéliques, il avait voulu qu’elle soit triste à en mourir pour qu’il n’ait plus à s’occuper des Renégats. Les mains libres grâce au chagrin de la seule qui ne l’avait jamais aimé. Elle avait été une amie, une sœur, quelqu’un de si proche de lui et en si peu de temps. Leur rencontre, leur amitié avait été si étonnante. En si peu de temps, des êtres si solitaires avaient su se rencontrer et s’ouvrir l’un à l’autre. Pourtant… rien n’avait été simple, rien n’avait été décidé à l’avance. Et finalement, il avait tout briser par orgueil. Quentin avait eut ce qu’il voulait. Ethan avait pu accomplir son plan. La seule perdante n’avait été et continue à être Vanille. Une Renégate pas comme les autres. Sa différence était sa force, mais il n’était pas certain que ce soit encore le cas. Elle était seule à présent, à cause de lui. Et si lui avait très bien supporter la solitude à Eden, elle en revanche, beaucoup moins. Elle lui en voulait et elle avait toutes les raisons du monde de lui en vouloir, mais au lieu de le haïr pour ce qu’il lui avait fait, elle avait décidé de le faire revenir à elle, par le moyen le plus direct qui soit… en s’offrant à lui. Il ne sentait pas sa peur. Il ne sentait pas qu’elle craignait qu’il l’abandonne même si elle se donnait à lui. Quel imbécile ! Il ne voyait même pas qu’elle faisait ça pour lui. Qu’elle avait peur. Qu’elle aurait voulu trouver un autre moyen. Qu’elle était désespérée.

    Plaqué au sol par les mains de Vanille, Ethan ne réalisait pas ce qui se passait réellement. Ou plutôt si. Il savait que la jeune femme essayait de le retenir ainsi. Il n’était pas assez idiot pour l’ignorer, et pas assez ferme avec lui-même pour tenter de l’ignorer. Elle était contre lui. Ses lèvres contre les siennes. Ses mains parcourant son corps. Et il prenait conscience de la force qui animait la jeune femme. C’était la force du désespoir. Elle avait besoin de lui et ne pouvait pas y renoncer. Savait-elle qu’il l’aimerait toujours, quoi qu’elle fasse ? Oui, bien sûr qu’elle le savait. Sinon, elle aurait sûrement arrêté de peur que réalisant qu’il avait été manipuler, il la haïsse pour cela après coup. Elle ne se rendait pas compte de ce qu’elle faisait ou plutôt si, mais elle n’en tenait pas compte. Et il avait peur. Peur qu’elle se blesse en agissant ainsi, contraire à ses idéaux, contraire à sa propre logique. Peur qu’elle finisse par se haïr. Pourtant, il avait toujours joué avec la peur, et il continuerait une fois de plus. S’il réalisait ce qu’il faisait, s’il se rendait compte qu’il était en train de laisser quelqu’un qu’il considérait comme sa sœur le couvrir de baiser et l’entrainer là où aucun d’eux ne saura lutter contre leur propre désir, il ne pouvait rien faire contre. La lutte était perdue d’avance. Il abandonnait avant même d’avoir essayé. Vanille l’avait eut. Déjà, elle l’avait vaincue. Ne le réalisait-elle pas ? Vanille… si tu n’arrêtes pas… je ne pourrais plus rien faire… tu m’as eut, ne continue pas… arrête… je t’en prie… Ils allaient le regretter. Aucun doute. Leur geste serait comme une impureté sur leur amitié. Plus rien ne serait comme avant. Pourtant ni l’un ni l’autre ne tentait d’arrêter. Leur désir était-il plus fort que leur volonté ?

    Elle tira sur son tee-shirt et Ethan la laissa faire. Elle posa ses mains douce mais hésitantes sur son torse et Ethan la laissa faire. Elle le dévorait des yeux, où se mêlait la surprise et le désir et Ethan la laissa faire. Elle était sur lui et Ethan la laissa l’embrasser. Il la laissa le parcourir de ses baisers, il la laissa guider son désir, il la laissa agir sur son désir, à lui. Leurs corps se cherchaient. Leurs odeurs se mêlaient. Et Ethan ne savait plus ce qu’il faisait. Il dévorait Vanille du regard. Elle était belle. La lumière du soleil caressait sa peau. Elle était magnifique. Une beauté resplendissante. Elle se tenait droite, presque cambrée. Sur lui, elle avait l’air d’une reine. Et elle prit ses poignets pour le guider. Avait-elle vraiment envie de cela ? Savait-elle qu’ils atteignaient le point de non retour ? Pressant les seins de la jeune femme, il ne tarda point à lui ôté son tee-shirt usé. Se redressant, il la pressa contre lui. Elle était si forte et si fragile, si douce et si joueuse, elle était contre lui et ses lèvres contre les siennes. Il l’embrassa puis baisa sa nuque, ses baisers caressèrent la peau de la jeune femme jusqu’à la naissance de ses seins. Il avait faim de sa beauté, faim de sa jeunesse, faim de son désir qu’il sentait sans mal. Elle était offerte à lui. Et il allait pouvoir la découvrir, la parcourir, la rendre ivre de plaisir, la faire jouir comme elle ne jouirait jamais plus. Il voulait qu’elle soit sienne. Il voulait voir son visage resplendir de joie. Même si ce sentiment serait trompeur, même si ce n’était qu’un jeu qu’elle jouait pour le piégé, il avait envie qu’elle soit à lui, et qu’elle soit heureuse grâce à lui, que ce bonheur soit purement évident sur son visage. Il suça ses seins, les caressa, les aima, l’un et l’autre, comme un amant.
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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Jeu 29 Mai - 1:36

Les baisers d'Ethan sur sa peau étaient la meilleure cure pour oublier tout ce qui se produisait, toute la douleur qu'elle ressentait. Ce sentiment d'être rejettée, cette triste histoire, le fait qu'il existait et qu'il soit si près d'elle était la plus belle des façons de tout oublier, de se faire soigner. Elle était tremblante, frémissante, mais laissait les baisers du jeune homme se glisser sur son corps jusqu'à son cou, descendant dangereusement en lui laissant une chair de poule sur le chemin qu'empruntaient ses lèvres. Et lorsqu'Ethan approcha son visage des seins de Vanille, elle ne put que se glisser un peu plus dans le sable, ne sachant pas ce qui lui arrivait. Elle n'avait jamais ressenti ça auparavant, et maintenant, elle n'aurait jamais voulu qu'il arrête. Les attentions qu'il portait à cette partie de son corps, des attentions qu'elle n'aurait bien sûr jamais cru recevoir, c'était si plaisant, et elle avait confiance en lui. Il fallait arrêter de penser aux problèmes, garder Ethan près d'elle passerait peut-être au second plan, avec les caresses qu'il lui prodiguait. La jeune femme poussa un soupir qu'elle trouva trop fort et se mordit la lèvre inférieure, rouge de honte et se sentant un peu stupide, et elle resserra par réflexe son corps à celui d'Ethan, sa peau ressentant son jeans contre son corps. Ses mains, elles, se baladaient sur les hanches d'Ethan, sur son corps, soupirant de plus en plus fréquament alors qu'elle sentait la bouche de son ancien meilleur ami sucer, mordiller, caresser sa poitrine, chose qu'elle n'aurait jamais imaginé elle-même. Elle se sentait comme un objet pour lui, mais elle aimait avoir autant d'importance. Ce n'était pas l'amitié, mais elle prenait goût aux caresses, au toucher dévastateur qui lui faisait peu à peu tout oublier.

Les mains de la jeune femme se posaient au hasard sur son ventre, son torse, ses hanches, se réfugiant près de son pantalon sans jamais oser presser le bouton. Elle craignait la réaction d'Ethan, ce qu'il penserait d'elle si elle osait s'avancer à des choses si honteuses. Il devait faire les premiers pas, mener la danse. Elle n'était qu'une marionnette, il pouvait tout faire d'elle. Elle soupirait bruyamment et embrassait sa peau dès qu'elle y avait accès, se relevant légèrement après un certain moment, murmurant le nom du renégat, ou plutôt de l'ancien renégat. Ses gestes étaient toujours aussi plaisants, mais la troublaient. Elle posa ses mains dans ses cheveux, relevant le visage d'Ethan alors que ses mains se posaient sur ses joues. Elle embrassa tendrement le jeune homme, ses mains se détachant de son visage pour se glisser sur le pantalon de celui-ci. Elle gardait ses lèvres scellées aux siennes tandis que ses mains détachaient le bouton du pantalon. Elle riva son regard à celui d'Ethan. Elle avait le visage qui avait rougit de par ses précédents gestes, non pas par gêne mais par plaisir, et par réflexe, elle resserra son bassin contre celui du jeune homme, frissonnant à l'idée qu'elle ne savait pas dans quoi elle s'embarquait. Elle avait un instant détaché ses lèvres d'Ethan, le regardant toujours, cette fois-ci d'un air un peu craintif. Dans quoi s'embarquait-elle, le savait-elle? Vanille soupira, fermant les yeux et embrassa Ethan. Langoureusement, invitante. Elle se rapprochait de lui, toujours, sa peau collée à la sienne. Elle pouvait sentir les muscles d'Ethan contre son ventre, à sa moindre respiration. Elle était naïve, elle le savait, mais dans un sens y prenait goût. Elle n'attendait plus que ça. Qu'ils commettent l'irréparable, qu'il lui fasse l'amour comme dans les films même si eux ne s'aimaient pas vraiment. Qu'il lui montre à se laisser aller dans les bras de quelqu'un, que ce quelqu'un soit lui. Elle savait qu'il avait eu plus d'une conquête, qu'elle ne serait pas la dernière, qu'elle serait succédée probablement dès qu'il repartirait. Elle le devinait, qu'il repartirait. Peu importe ce qu'elle dirait pour l'en empêcher, il s'enfuirait à nouveau, et Vanille pleurerait. À nouveau. Et les gens parleraient, certainement, et elle n'aurait à nouveau plus personne. Une larme coula sur sa joue alors qu'elle se blottissait toujours contre lui, se resserrant autour de sa taille, tentant de s'aggripper à lui, ne sachant comment s'y prendre. Elle n'y connaissait rien, et elle le regarda finalement, les larmes aux yeux, murmurant, une de ses mains rapprochant son visage vers le sien, vers sa nuque plutôt.


"Aime-moi un peu s'il te plaît Ethan. Reste, je t'en prie. Je vais faire ce que tu voudras."

Elle le regarda, le regard empli d'espoir. Elle espérait qu'il reste, qu'il accepte de ne pas s'en aller. Elle ferma une nouvelle fois les yeux. Elle ressentait une envie brûlante et mystérieusement agréable la consummer de l'intérieur, partout dans son corps. Ses seins réclâmaient à nouveau de l'attention, tout comme le reste de son corps hurlait de par la sensation brûlante qu'il aurait voulu lui aussi avoir droit à de l'attention. Elle voulait qu'il lui donne de l'attention, n'importe laquelle. Qu'il l'utilise comme une vulgaire poupée, cette nuit-là encore, mais d'une toute autre façon. Elle avait envie de lui. Chose qui ne lui était jamais arrivé encore, puisque Vanille n'avait jamais eu envie de personne. Mais ce soir là, le sexe en compagnie d'Ethan s'annonçait comme une perspective agréable et qu'elle attendait mystérieusement avec une envie infâme, qui n'aurait pas été acceptable par ses parents. Ses parents. Elle ne voulait pas penser à autre chose qu'à Ethan, ce soir. Pas même aux renégats, pas même à Sven. Il lui avait fait mal, en refusant de l'aimer. Elle ne voulait plus avoir mal...Pourquoi tout le monde s'entêtait à lui faire du mal? Elle chercha du bout des lèvres la bouche d'Ethan et l'embrassa tendrement, ses mains guidant celles du jeune homme jusqu'à ses reins. Le mini-short était bien entendu simple à enlever, mais elle voulait simplement prouver au jeune homme qu'elle avait terriblement envie de lui, chose qu'elle n'oserait pas lui dire en face. Elle soupira doucement, s'allongeant un peu sur le sable, se séparant de toute étreinte, sauf pour ce qui était attrait aux mains d'Ethan qu'elle garda nouées aux siennes. Elle ne voulait pas qu'il parte. Il devait rester. Elle se le promit.
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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Lun 9 Juin - 4:13

    Sentir le plaisir couler comme un poison sous ses doigts était devenu pour le jeune homme aussi jouissif que l’acte en lui-même. Il y avait toujours ces soupirs. Il y avait toujours ce désir brûlant. Elles devenaient des proies entre ses mains habiles. Il savait quel endroit était plus sensible, il savait comment irriguer en elles le désirs. Elles n’étaient plus que des objets entre ses mains habiles. Le plaisir coulait en elle comme le sang battait à un rythme effréné ses tempes. Il sentait le désir monter en elle comme il l’avait sentit chez tant d’autres. Tant de femmes qu’il ne se souvenait même pas d’un nom. Tant de cuisses sous ses mains qu’il ne parvenait plus à identifier l’une d’entre elles. Leurs noms s’alignaient dans son esprit puis disparaissait, comme un fantôme, dans l’air. Il ne voulait pas se rappeler. Elles n’étaient là que pour le plaisir. Elles ne voulaient rien d’autre. Leurs mains le parcouraient avec précision. Une précision redoutable. Toutes savaient ce qu’elles voulaient. Son corps. Elles ne se souvenaient plus de son nom une fois la porte passée le lendemain matin. Il n’était qu’un objet de plaisir entre leurs mains avides. Elles repartaient le sourire aux lèvres. Il les avait eut comme ça. Un simple sourire. Efficacité à 100%. Elles jouaient avec lui, le temps d’une nuit. Il préférait cela au temps d’une vie. Un simple jeu. Sans conséquence. Du sexe, uniquement du sexe. Rien d’autre. Pas de sentiment impliqué. Pas de rendez-vous romantique. Pas de rose glissée entre les doigts, pas de tapis de pétale, pas de musique douce, rien. Juste le plaisir et le désir. Seuls maîtres à bord. Il était habitué. Trop peut-être. Il s’en moquait. C’était un mode de vie pour lui. Prendre son pied et s’en aller. Ne pas laisser de mot, ne pas laisser d’adresse. Elles avaient ce qu’elles voulaient et il disparaissait. Jusqu’à présent, il n’avait jamais réellement fait attention aux conséquences. Il y en avait pas. Elles savaient où elles mettaient les pieds. Une femme après une autre, toujours séduisante, jamais insistante, toujours pleine de désir, jamais de sentiment, toujours exquise tentatrice jamais l’amoureuse. Oui, jusqu’à présent ses relations avec les femmes étaient clairement établie. Il n’avait pas de limite, il s’était toujours dit capable de tout. Dans la débauche, il était passé maître. Mais il ne s’attardait jamais. La conquête du cœur lui importait peu. Ce qu’il voulait c’est les voir jouir. S’il ressentait à nouveau ces émotions si simple, tout était devenu si compliqué.

    Cette main posée sur sa hanche n’était pas une main parmi tant d’autre. Ces lèvres cherchant les siennes, l’embrassant avec tendresse, oh, tant de tendresse, ne recherchait pas juste le plaisir, facile, sans conséquence. Ce parfum se détachait tellement des autres. Il n’était pas avec une de ces femmes facile qu’il se faisait sans arrière pensée. Elle était sa meilleure amie. Et elle l’embrassait avec tellement de tendresse. Il y avait si longtemps qu’on ne l’avait plus embrasser ainsi. Aaron… Il l’embrassait ainsi. Il l’observait tendrement derrière ses boucles blondes, il souriait, il l’aimait. Mais elle n’était pas Aaron. Elle ne l’aimait pas avec cette passion qui dévore les amants, elle l’aimait tendrement. Ses baisers se faisaient une arme et une prison. Ses mains des menottes le capturant, ses bras des chaînes le liant à elle. Son acte si généreux n’était pas guidé par le plaisir ni par l’amour mais par le désespoir. Elle l’embrassait et savait ce qu’elle faisait. Bien qu’elle n’ai pas comme lui la science de l’amour, des gestes qui capturent, des baisers qui rendent fous, elle savait ce qu’elle faisait. Sa nature humaine lui dictait ses actes au même titre que son désir. Elle n’essayait même pas de lutter, déjà elle s’avouait vaincue. Jamais son sens de la morale ne l’emporterait. Quentin était si bon professeur pour ce qui était de se débraser des bons sentiments. Ethan se savait prisonnier, mais il n’avait jamais été bon pour lutter contre l’amour. Prisonnier de la tendresse passionnelle de Aaron il avait laissé ce dernier lui piétiner le cœur et le lui arracher encore battant de la poitrine. Vanille avait ouvert son pantalon. Elle le voulait en elle. Il ne voulait pas que cela arrive. Il ne voulait pas devenir l’amant de sa meilleure amie. Elle était une sœur pour lui. Elle était… il ne savait plus. Son désir le dévorait tout entier. La passion le possédait comme elle avait su le posséder auparavant. Elle n’était pas un simple objet entre ses mains expertes. Elle n’était pas une femme parmi tant d’autres. Elle n’était pas une femme qu’il avait envie de voir jouir. Mais elle était contre lui. Et elle s’offrait à lui. Il n’avait jamais rien vu de plus beau et de plus triste en même temps.


    « Je t’aime Vanille » murmura Ethan comme le font tout les hommes lorsqu’une femme dont ils sont proche leur fait l’amour.

    Il ne savait pas si ce qu’il disait était vrai. Je t’aime Vanille. Il ne savait pas dans quelle mesure cela était vrai. Je t’aime. Il ne savait pas s’il était prêt à rester pour elle. Tout perdre pour une femme qui s’offrait à lui. Bien d’autre aurait promis la lune et le ciel, aurait jurer de rester, aurait murmurer au creux de l’oreille que jamais il ne la laisserait plus. Mais Ethan n’était pas tout le monde. Si son caractère froid et réfléchit transparaissait toujours en toute occasion, ici, ce n’était pas de la froideur mais une peur horrible. Il ne voulait pas la perdre. Vanille… Il ne voulait pas qu’elle change à cause de lui. Ne fais pas ça… Il ne voulait pas qu’elle devienne comme les autres pour lui. Pas si tu n’en as pas envie… Pas juste pour me retenir… Il ne voulait pas lui faire de promesse qu’il ne pourrait tenir. Il ne voulait pas. Vanille… Je t’aime. Il chercha ses lèvres et l’embrassa. Elle était brûlante. Le désir la ravageait. Elle le voulait. Peu importait qu’il l’aime ou non, peut importait ce qu’il voulait ou ne voulait pas, tout ce qu’elle voulait, tout ce qu’elle désirait, était sous ses mains soudain si experte. Elle le guida encore une fois. Le mini-short finit sur le sable avant même qu’Ethan eut le temps de réaliser ce qu’il faisait. Sa main passa sur la joue de Vanille, et ses lèvres pressèrent une nouvelle fois celles de la jeune femme. Il la fit basculer sur le dos, il n’eut aucun mal. Les mains de la jeune femme restèrent accrochées à celles du jeune homme. Il pressa ses mains sur les seins de Vanille. Je t’aime. Il ne savait pas si c’était vrai. Il ne savait pas. Vanille, je t’aime. Il ne savait pas ce dont il était capable pour elle. Il n’avait jamais été bon à ce jeu là. Il avait déjà manqué à ses promesses. Aaron… je suis désolé. Mais ces mots ne veulent plus rien dire face à une promesse brisée. Il ne savait plus. Ne voulait plus savoir. Vanille… je n’aime que toi au monde. Il avait envie de pleurer. Mais les larmes ne venaient pas. Ses lèvres s’approchèrent des hanches de Vanille qu’il baisa avec passion. Qu’elle ne voit pas son trouble. Qu’elle ne sache jamais. Jamais. Vanille… je t’aime. Pardonne-moi. Qu’elle ne sache… jamais.

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Vanille Cooper

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MessageSujet: Re: Confrontation & Waterfront (Ethan)   Dim 15 Juin - 21:26

«Je t'aime Vanille» . Elle n'y croyait pas. Elle ne pouvait pas y croire, car elle savait très bien que ce n'était qu'un tissu de mensonges. Qu'il ne le pensait pas. Qu'il voulait uniquement lui faire plaisir et ensuite coucher avec elle. Il n'avait aucune idée qu'elle faisait tout ça pour qu'il reste. Il ne resterait sans doutes pas. Il était habitué à faire l'amour à des pures inconnues et à tout planquer le lendemain matin pour recommencer le soir même. Il ne fallait pas s'attendre à des miracles même si cela la déchirait de savoir qu'elle n'avait aucunes chances de le garder pour elle. Il lui disait qu'il l'aimait. Elle ne répondit rien, mais une larme roula sur sa joue. Il mentait trop bien pour qu'elle ne veuille pas y croire, mais elle le connaissait assez pour savoir qu'il ne lui dirait jamais la vérité. Après tout, il ne lui avait pas dit qu'il partait. Il était parti sans rien dire du tout. Il ne lui avait jamais donné signe de vie. Elle ne connaissait pas son histoire non plus. Il ne pouvait pas lui dire qu'il l'aimait, il ne la connaissait pas assez pour l'aimer. Il ne le lui avait jamais prouvé. Leur histoire n'était qu'un tissu de mensonges. Elle se sentait trahie, à ce moment-là, et se laissait faire uniquement parce qu'elle était vulnérable et qu'elle préférait encore essayer, tenter une dernière fois de le garder près d'elle. Après tout, il ne lui avait encore jamais fait de mal, et semblait lui vouloir son bien. Il le voulait mal, mais il voulait son bien. Elle le devinait, il n'agissait pas comme les autres avec elle. Vanille préférait encore qu'il lui mente mais qu'il soit là pour elle qu'il ne soit pas là et qu'elle se retrouve toute seule, encore à la merci des renégats. Elle commençait à être habituer à cette solitude complète et à ne parler à personne sauf si on lui demandait de répondre à une question.

Il l'embrassa, Vanille frissonna. Elle se laissa emporter par le besoin de se faire aimer par Ethan, pour la nuit peut-être mais elle voulait qu'il l'aime. Elle l'embrassa à son tour, le laissant la guider, et lorsqu'il la fit glisser sur le sable, s'installant entre ses cuisses, elle était brûlante et tremblante de désir déjà à son égard. Elle le voulait contre elle, en elle, pour elle. Le reste pouvait bien attendre. Il ne pouvait pas partir. Elle l'embrassa une nouvelle fois, avec beaucoup d'ardeur, ses lèvres meurtrissant les siennes, son corps se serrant au sien. Elle sentait sa poitrine frôler le torse d'Ethan qui respirait contre elle, elle voulait qu'il se dépêche. Tout serait terminé, et il resterait. Autant elle avait un doute énorme sur cette supposition, autant elle espérait que ce soit vrai et qu'il resterait. Elle lâcha ses mains alors qu'il pressait à nouveau ses seins, la faisant gémir doucement, cherchant sa bouche pour un nouveau baiser. Elle l'incita à glisser ses mains sur ses hanches et ses reins et il la déposséda de son mini-short. Elle frissonnait, sentant le sable froid contre sa peau nue, mais elle avait tellemet chaud que le contact était raffraîchissant. puis soudainement, il se mit à descendre sur son ventre, Vanille frissonnant sous le contact de ses lèvres contre sa peau. Que faisait-il? Elle ne le savait pas, mais lorsqu'il se mit à déposer de légers baisers sur ses hanches, elle se mordit la lèvre inférieure, capturant une mèche de cheveux qu'elle tortilla entre ses doigts alors que son autre main, elle, s'enfouissait dans le sable. Elle murmura le prénom d'Ethan à quelques reprises, sans réellement s'en rendre compte, ne sachant pas si elle voulait qu'il continue, qu'il fasse autre chose, ou qu'il ralentisse ou accélère les choses. Elle voulait juste qu'il soit contre elle, en fait, et ses mains cessèrent ce qu'elles faisaient pour le faire insister dans ses mouvements. Elle avait oublié qu'il pourrait voir ses cicatrices, avait oublié qu'elle ne portait qu'un sous-vêtement, ses baisers la transportaient ailleurs. Comme si de cette façon, elle oubliait tous ses problèmes, ce qui n'était pas faux d'ailleurs. Elle finit par murmurer, soupirant en même temps, ses mots ne semblant pas donner de sens à son oreille :


"Ethan..Je t'aime. Ne me laisse plus ici toute seule."

Elle glissait ses mains dans ses cheveux, ses doigts courant sur sa nuque, dessinant du bout des ongles des motifs invisibles sur sa peau. Qu'est-ce que l'on dirait d'elle... Elle s'en moquait bien. Elle se mordit la lèvre inférieure, on ne dirait rien, il serait là pour la protéger. Personne ne dirait rien d'elle s'il était là pour la protéger. Elle finit par soupirer à nouveau, après quelques secondes de silence, et ce fut toute tremblante et avec de la peine à parler, balbutiant de façon troublée qu'elle lui murmura :

"Ethan, fais-moi l'amour."

Les mots étaient trop grands pour une jeune fille qui semblait de par son caractère avoir tout d'un enfant. Les mots ne coordonnaient pas avec Vanille. Elle ne pouvait pas demander cela, c'était illogique. Pourtant, elle le lui demandait, relevant la tête d'Ethan pour plonger son regard dans le sien. Elle se rapprocha de lui, ses jambes se resserrèrent autour des hanches d'Ethan et elle l'embrassa tendrement, hésitante, cherchant à l'attirer avec elle sur le sable. Elle n'avait jamais eu autant envie de quelqu'un auparavant. En fait, elle n'avait jamais eu envie de personne auparavant. Il n'y avait que lui, et le désir qui brûlait en elle pour lui était créé par son imagination. Sa conscience lui dictait que si elle lui prouvait qu'elle pouvait être ce qu'il voulait, car elle était persuadée que c'était ce qu'il voulait, il resterait. Elle ne se doutait pas encore qu'elle se mettait les pieds dans les plats en faisant une telle chose. Elle chercha les lèvres d'Ethan et l'embrassa avec douceur, reprenant le baiser avec beaucoup plus de fougue. Elle s'apprêtait à faire une erreur mais ne s'en souciait pas.
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